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07/05/2013 08:24 EDT | Actualisé 07/07/2013 05:12 EDT

Jour J pour l'expansion de Porter à Toronto

Le plan du transporteur aérien Porter de faire voler des jets à l'aéroport Billy Bishop du centre-ville de Toronto pourrait s'écraser comme un avion en papier sur le plancher du conseil municipal, mardi, alors que des élus veulent tuer le projet dans l'œuf.

À l'heure actuelle, les avions à réaction sont interdits à l'aérodrome. Par ailleurs, la piste d'atterrissage principale de l'aéroport des îles devrait être prolongée dans le lac Ontario pour que les appareils CSeries de Bombardier choisis par Porter puissent s'y poser.

Le conseil municipal doit décider, mardi, s'il donnera son feu vert à la réalisation d'une étude sur le projet.

La compagnie Porter a déjà offert de payer les 200 000 $ que coûterait un tel rapport, ce qui soulève des doutes quant à son indépendance, selon les détracteurs du transporteur. Porter voudrait aussi que l'étude soit complétée en juillet. Plusieurs conseillers pensent qu'il s'agit d'un échéancier beaucoup trop serré.

Le maire Rob Ford, pour sa part, est un ardent promoteur du projet, affirmant qu'il stimulerait l'emploi et l'économie régionale.

En revanche, nombre de personnalités publiques, comme l'auteure Margareth Atwood, pressent les conseillers de dire non au plan d'expansion. L'agrandissement de l'aéroport, situé sur une île en face du centre-ville de la métropole, a soulevé la colère de plusieurs résidents du quartier dans le passé, ayant même contribué à l'élection de l'ancien maire David Miller en 2003.

Nouvelles destinations

Porter a lancé une offensive charme auprès des Torontois, à coup de publicités, depuis le dévoilement de son plan d'expansion le mois dernier.

Le transporteur espère faire atterrir des avions à réaction à l'aéroport du centre-ville dès 2016. 

Porter espère offrir de nouveaux vols vers Vancouver, Calgary, Los Angeles, Miami et Orlando, si les autorités consentent.

Si le projet va de l'avant, le transporteur achètera 12 appareils CS100 de Bombardier et acquerra des options d'achat pour 18 autres. Six appareils Q400 NextGen pourraient aussi être commandés à la multinationale québécoise.

Porter demanderait à l'Administration portuaire d'ajouter 168 mètres à chaque extrémité de la piste d'atterrissage principale pour que les appareils CS100 puissent l'utiliser.

La proposition a fait bondir le conseiller municipal du secteur, Adam Vaughan. « On ne permettra pas à la compagnie d'asphalter le lac », a-t-il déclaré.