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07/05/2013 03:16 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

Aide internationale de 300 millions pour la Somalie

La Grande-Bretagne, l'Union Européenne et les États-unis fourniront ensemble un peu plus de 300 millions de dollars pour aider à la reconstruction de la Somalie, en guerre civile depuis la chute du président Siad Barre, en 1991.

Londres a promis l'octroi de 180 millions de livres (278,8 millions de dollars), l'Union européenne s'est engagée à verser 44 millions d'euros (57,  millions de dollars) et Washington a quant à lui annoncé 40 millions de dollars de fonds supplémentaires, sous réserve de leur validation par le Congrès.

Une cinquantaine de pays et d'organisations s'étaient réunis mardi à Londres dans le cadre d'une conférence visant à apporter « un soutien international coordonné aux projets du gouvernement somalien destinés à bâtir une stabilité politique en améliorant les forces de sécurité, la police, le système judiciaire et la gestion des finances publiques », a indiqué le gouvernement britannique.

Les participants ont conclu que la Somalie avait fait « des progrès significatifs » malgré la persistance de défis, notamment au plan sécuritaire.

Parmi les représentants invités sur place figurait le président kényan Uhuru Kenyatta, inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité.

Le gouvernement britannique a justifié sa présence en parlant du « rôle essentiel » joué par le Kenya en Somalie : ce pays « y a engagé quelque 5000 soldats et il accueille plus de réfugiés somaliens que n'importe quelle autre nation », a expliqué un porte-parole de Downing Street.

En plus des pays voisins de la Somalie, des représentants des Nations unies, de l'Union africaine et du Fonds monétaire international (FMI) ont participé à cette conférence, qui était coprésidée par le premier ministre britannique David Cameron et le président somalien Hassan Cheikh Mohamoud.

Londres avait déjà accueilli une conférence sur la Somalie l'an dernier, à l'issue de laquelle les participants s'étaient engagés à faire en sorte de « rétablir la sécurité et la stabilité » dans ce pays de la Corne de l'Afrique.

La Somalie accumule les malheurs depuis quelques années : crise politique, conflit armé, pire sécheresse qu'ait connue la région depuis 60 ans. Et la région représente un risque élevé pour les travailleurs humanitaires en raison des enlèvements fréquents et des violences permanentes.

Le pays africain doit également affronter de sérieux problèmes d'insécurité et des combats incessants, notamment des attaques répétées des islamistes d'Al-Shabab, affiliés à Al-Qaïda.

La Somalie est aussi confrontée à une situation humanitaire dramatique : près de 260 000 personnes, dont la moitié des enfants de moins de cinq ans, ont succombé à la famine lors de la crise alimentaire d'octobre 2010 à avril 2012, selon une étude publiée par l'Organisation des Nations unies (ONU).

Human Rights Watch a appelé les participants de la conférence à faire pression sur les nouveaux dirigeants somaliens afin qu'ils prennent des « mesures concrètes » pour sanctionner les violations des droits de l'homme et rétablir la sécurité dans le pays.