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06/05/2013 01:00 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

Un fermier détenu plus d'un an dans une prison de Beyrouth poursuit Ottawa

OTTAWA - Un fermier du Nouveau-Brunswick qui a été détenu plus d'un an dans une prison de Beyrouth sous des accusations d'exportation de pommes de terre pourries en Algérie poursuit le gouvernement canadien, qui selon lui ne s'est pas battu pour faire respecter ses droits.

Dans sa requête déposée en Cour fédérale à Ottawa, Henk Tepper soutient que le gouvernement n'a pas déployé suffisamment d'efforts pour assurer sa libération.

La poursuite de 16,5 millions $ soutient également que la Gendarmerie royale du Canada a fourni des renseignements inexacts aux autorités algériennes avant l'arrestation de M. Tepper.

M. Tepper a été arrêté au Liban le 23 mars 2011 alors qu'il se trouvait au Moyen-Orient pour une mission commerciale liée à l'agriculture. Il souhaitait alors faire la promotion de semences de pommes de terre du Canada.

L'homme a été détenu en vertu d'un mandat d'arrêt international sous des accusations d'avoir exporté des pommes de terre avariées en 2007 et pour avoir omis de fournir les documents d'exportation obligatoires. M. Tepper a nié ces allégations.

L'agriculteur est revenu au Canada le 31 mars 2012, après l'obtention d'un décret présidentiel libanais par ses avocats.