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06/05/2013 07:09 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

Toronto : la CTT pourrait prendre BIXI sous son aile

La Ville de Toronto devra-t-elle se résoudre à prendre le guidon du programme déficitaire de location de vélos en libre-service BIXI? La présidente de la Commission des transports pense oui.

Karen Stintz confirme qu'elle déposera une motion cette semaine lors de la réunion du conseil municipal pour étudier l'idée que la CTT incorpore BIXI dans son réseau de transport en commun.

BIXI permet à ses utilisateurs d'emprunter un vélo dans l'une de ses bornes, de pédaler en ville et de le ramener à n'importe quelle autre borne de stationnement. Le coût du service dépend du temps d'utilisation.

Selon la conseillère Stintz, le programme de location de vélos est important pour la Ville.

Problèmes financiers

Le manque d'utilisateurs durant l'hiver a créé un trou dans les finances du gestionnaire privé de BIXI, qui n'arrive pas à couvrir ses dépenses quotidiennes.

Toronto avait offert une garantie de prêt de 4,5 millions de dollars à BIXI pour le lancement du projet en mai 2011. Or, en date du 31 décembre dernier, la compagnie avait remboursé seulement 13 % du prêt de 10 ans.

Le maire Rob Ford, lui, a rejeté l'idée d'investir dans la compagnie, comme l'a déjà fait Montréal.

À l'heure actuelle, BIXI compte 4630 abonnés. Selon Michel Philibert, PDG par intérim de la Société de vélo en libre-service, BIXI doit agrandir son territoire au-delà du centre-ville pour attirer plus de clients et bonifier ses revenus.

M. Philibert pense que BIXI devrait avoir trois fois plus de bicyclettes en location durant sa troisième année d'existence à Toronto.

La consultante Yvonne Bambrick croit elle aussi que la survie du programme passe par son expansion. Elle admet, toutefois, que le service ne sera peut-être jamais rentable et nécessitera l'appui financier de la Ville, comme pour le transport en commun. Selon Mme Bambrick, Toronto doit, néanmoins, faire la promotion du programme, si ce n'est que pour l'aider à contrer la congestion automobile.

La Ville Reine, toutefois, ne jouit pas d'un vaste de réseau de pistes cyclables comme à Montréal, ce qui décourage nombre de cyclistes d'aller travailler à vélo, par exemple.