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06/05/2013 11:30 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

Syrie: Washington pas informé de l'usage d'armes chimiques par les rebelles

Les Etats-Unis ne possèdent pas d'informations attestant que les rebelles en Syrie ont eu recours à des armes chimiques dans le conflit qui les oppose au régime de Damas, a déclaré lundi un responsable du département d'Etat.

"Nous n'avons pas d'informations laissant penser qu'ils ont la capacité ou l'intention de déployer ou d'utiliser de telles armes", a répondu ce diplomate interrogé lors d'une conférence téléphonique à Washington à quelques heures du départ du secrétaire d'Etat John Kerry pour une visite officielle à Moscou.

Ce responsable américain s'exprimait quelques heures après que la Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie, mandatée par l'ONU, eut affirmé ne "pas avoir obtenu de résultats permettant de conclure que des armes chimiques ont été utilisées par les parties au conflit".

Ce communiqué apparaît comme un désaveu de déclarations faites dimanche à la presse par un des membres de la Commission, le procureur suisse Carla del Ponte, qui avait parlé d'usage de gaz sarin par les rebelles syriens.

"Nous prenons très au sérieux toutes les allégations et informations sur l'utilisation d'armes chimiques. Nous prenons donc très au sérieux ce qu'elle a dit", a réagi le responsable du département d'Etat.

"Mais, d'après ce que nous comprenons, l'opposition armée (syrienne) ne possède pas de telles armes", a-t-il affirmé. "Nous n'avons pas tous les faits et nous devons continuer à les rassembler, à les corroborer. C'est ce que nous faisons par nos propres moyens et en travaillant avec nos partenaires", a poursuivi ce responsable, suivant la ligne extrêmement prudente de l'administration américaine sur ce dossier des armes chimiques.

Le président Barack Obama avait promis la semaine dernière une réévaluation des "options" américaines sur la Syrie s'il est prouvé que Damas a utilisé des armes chimiques, mais avait mis en garde dans l'intervalle contre des décisions prises sans avoir "tous les éléments" en main.

Quelques jours plus tôt, son administration avait pour la première fois évoqué des indices sur un recours limité du régime du président Bachar al-Assad à son stock d'armes chimiques, en l'occurrence du gaz sarin.

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