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06/05/2013 02:50 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

Syrie: USA "sceptiques" quant à l'usage d'armes chimiques par les rebelles

Les Etats-Unis ont dit lundi être "hautement sceptiques" quant à l'usage d'armes chimiques par les rebelles en Syrie, après des affirmations en ce sens d'une membre d'une commission d'enquête de l'ONU.

La Maison Blanche a aussi répété, qu'à son sens, Israël avait le droit de se protéger et d'empêcher des armes sophistiquées de tomber entre les mains du Hezbollah, mais persisté à refuser de confirmer que des raids sur le territoire syrien en fin de semaine dernière étaient le fait de l'Etat hébreu.

"Nous sommes hautement sceptiques quant aux affirmations selon lesquelles l'opposition (syrienne) aurait pu utiliser des armes chimiques", a affirmé le porte-parole de l'exécutif, Jay Carney. "Nous jugeons hautement probable que quelque utilisation d'armes chimiques que ce soit en Syrie est le fait du régime" de Bachar al-Assad, a-t-il ajouté lors de son point de presse quotidien.

"Tout usage d'armes chimiques en Syrie proviendrait selon toute vraisemblance du régime Assad. Nous pensons que ces armes sont contrôlées mais nous savons aussi que le régime Assad a démontré être prêt à une horrible escalade de la violence contre les Syriens", a de son côté commenté un porte-parole du département d'Etat, Patrick Ventrell.

Plus tôt lundi, un haut responsable de la diplomatie américaine avait affirmé que les Etats-Unis n'avaient "pas d'informations laissant penser qu'ils (les rebelles) ont la capacité ou l'intention de déployer ou d'utiliser de telles armes".

Il s'exprimait quelques heures après que la Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie, mandatée par l'ONU, eut affirmé ne "pas avoir obtenu de résultats permettant de conclure que des armes chimiques ont été utilisées par les parties au conflit".

Ce communiqué apparaît comme un désaveu de déclarations faites dimanche à la presse par un des membres de la Commission, la procureur suisse Carla del Ponte, qui avait parlé d'usage de gaz sarin par les rebelles syriens.

Concernant les raids attribués à Israël en Syrie et visant apparement des transferts d'armes au mouvement chiite libanais Hezbollah, M. Carney a affirmé, comme le président Barack Obama samedi, qu'"Israël a tout à fait le droit d'être inquiet du transfert d'armes sophistiquées au Hezbollah, et cela constitue une inquiétude de longue date d'Israël".

M. Obama avait promis la semaine dernière une réévaluation des "options" américaines sur la Syrie s'il était prouvé que Damas a utilisé des armes chimiques, mais avait mis en garde dans l'intervalle contre des décisions prises sans avoir "tous les éléments" en main. Il avait aussi écarté a priori l'envoi de soldats américains sur place.

Quelques jours plus tôt, son administration avait pour la première fois évoqué des indices sur un recours limité du régime du président Bachar al-Assad à son stock d'armes chimiques, en l'occurrence du sarin.

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