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05/05/2013 09:39 EDT | Actualisé 05/07/2013 05:12 EDT

La Hongrie adopte une position de tolérance zéro contre l'antisémitisme

BUDAPEST, Hongrie - Le premier ministre hongrois a déclaré dimanche, devant un rassemblement international de juifs, que son gouvernement avait adopté une position de «tolérance zéro» contre l'antisémitisme, mais son allocution n'a pas impressionné le public, qui affirme que le chef du gouvernement n'a pas été en mesure de confronter le plus important parti d'extrême-droit du pays.

Prononçant un discours lors de l'ouverture du Congrès juif mondial, le premier ministre Viktor Orban a admis que l'antisémitisme était en hausse en Europe et en Hongrie, l'attribuant en partie à la crise économique qui affecte la région.

Alors que les délégués ont applaudi à certaines parties de son discours, le congrès a également rapidement exprimé sa déception du fait que M. Orban n'ait pas spécifiquement mentionné la troisième force politique de Hongrie, le parti Jobbik (extrême-droite), dont les politiciens ont prononcé plusieurs déclarations antisémitiques en Chambre.

Le gouvernement Orban, qui a été critiqué par l'Union européenne et les États-Unis pour avoir sapé les normes démocratiques en ayant entre autres renversé des décisions de justice avec sa majorité des deux tiers au Parlement, a récemment resserré les lois sur le discours haineux et a interdit l'utilisation des symboles nazi et communiste dans certaines circonstances.

Lors de son premier mandat, entre 1998 et 2002, le parti de M. Orban, Fidesz, a officialisé la tenue d'un Jour de l'Holocauste et, après son retour au pouvoir en 2010, interdit les groupes tels que la Garde hongroise, affiliée au Jobbik, dont les défilés à Budapest et dans les villages ruraux visaient à intimider les juifs et la minorité rom.

Environ 550 000 juifs hongrois ont été tués pendant l'Holocauste, alors que les quelque 100 000 qui vivent toujours dans le pays représentent désormais la plus grande communauté juive d'Europe de l'Est.

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