NOUVELLES
05/04/2013 09:57 EDT | Actualisé 05/06/2013 05:12 EDT

Le pétrole miné à New York par des chiffres décevants sur l'emploi américain

Les cours du pétrole continuaient à s'enfoncer vendredi à l'ouverture à New York, minés par des données décevantes sur l'emploi américain, de mauvais augure pour la demande énergétique dans le pays premier consommateur mondial d'or noir.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai perdait 49 cents à 92,77 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le rapport sur l'emploi diffusé avant l'ouverture à Washington amplifiait le recul des prix observé au cours des deux séances précédentes.

"C'est le seul indicateur qui intéresse les marchés ce matin, et ce n'est vraiment pas joli", a relevé Bart Melek, de TD Securities.

Selon ce document, le chômage a continué de baisser aux Etats-Unis en mars pour s'établir à 7,6%, son niveau le plus faible depuis décembre 2008.

Mais les embauches ont nettement ralenti, le solde net des créations d'emploi étant divisé par trois, à 88.000 nouveaux postes. C'est son niveau le plus faible depuis juin 2012, et il se révèle nettement inférieur à la prévision médiane des analystes qui anticipaient 192.000 embauches nettes en mars.

Le chômage a en fait baissé pour une mauvaise raison: la baisse de la population active, le taux d'activité tombant à 63,3%, soit son niveau le plus faible depuis 1979.

Ces chiffres traduisent une baisse de la vigueur de la reprise économique de la première puissance économique mondiale, qui "pourrait au final se répercuter sur la demande énergétique", a remarqué M. Melek.

Les cours du pétrole pâtissaient par ailleurs d'une "baisse de la prime de risque géopolitique avec la reprise des négociations entre l'Iran et les grandes puissances" qui laissent espérer la possibilité d'une résolution à la crise sur le programme nucléaire iranien, a noté l'expert.

De nouveaux pourparlers ont en effet été entamés au Kazakhstan entre Téhéran et les pays du groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU - Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine - plus l'Allemagne).

jum/sl/are