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05/04/2013 07:07 EDT | Actualisé 05/06/2013 05:12 EDT

L'ancien président Carter demande de respecter les droits humains en Birmanie

BELAWAN, Indonésie - L'ancien président des États-Unis, Jimmy Carter, a mentionné vendredi qu'il était profondément concerné par la récente flambée des violences sectaires en Birmanie. Selon lui, le trouble pourrait affecter les progrès démocratiques du pays.

Le président Carter a fait ces commentaires lors d'une visite dans le pays d'Asie du Sud-Est, où une douzaine de personnes ont été tuées le mois dernier, lors de violences entre les bouddhistes et une minorité de musulmans dans la ville de Meikhtila, au centre du pays.

Dans un discours livré devant plusieurs centaines de personnes, il a expliqué au peuple que le respect des droits humains était la pierre angulaire du processus de transition politique en Birmanie.

Lorsqu'il a rencontré le président Thein Sein, mercredi, M. Carter a en outre souligné à son hôte que le respect mutuel, la compassion, la tolérance et l'empathie étaient à la base d'une société démocratique.

Malgré ce discours, les tensions religieuses se sont propagées à l'Indonésie vendredi, alors que des affrontements entre des pêcheurs bouddhistes et des réfugiés musulmans ont fait huit morts et 15 blessés dans un centre d'immigration indonésien.

Les émeutiers se sont battus à coups de pierres et de couteaux.

Les affrontements ont éclaté dans la province du Sumatra-Nord, où plus d'une centaine d'immigrants rohingya — interceptés au large de l'Indonésie après avoir fui leurs domiciles à bord d'embarcations de fortune — et 11 bouddhistes accusés de pêche illégale étaient hébergés ensemble.

La violence aurait éclaté vendredi matin après qu'un religieux rohingya et un pêcheur se soient disputés concernant la vague de violence qui a déferlé sur le centre de la Birmanie le mois dernier, quand des bouddhistes ont attaqué la population musulmane. Le religieux aurait été attaqué par le pêcheur, mettant le feu aux poudres.

Toutes les victimes sont bouddhistes. Les trois pêcheurs survivants ont été placés à l'écart.

Dix-huit détenus rohingya ont été identifiés comme suspects dans cette affaire.

Le centre de détention accueille un peu moins de 300 personnes, soit deux fois sa capacité normale.