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04/04/2013 03:32 EDT | Actualisé 04/06/2013 05:12 EDT

Réformes au Congrès: Obama plus optimiste pour l'immigration que les armes

Le président américain Barack Obama a affirmé jeudi être plus optimiste sur les chances d'une réforme de l'immigration que sur celles d'une remise à plat de la législation sur les armes, deux des dossiers phares au Congrès du début de son second mandat.

"Je suis très optimiste quant à la perspective de parvenir à une réforme de l'immigration dans les tout prochains mois", a expliqué M. Obama face à des donateurs de son parti démocrate réunis à Atherton, en pleine Silicon Valley au sud de San Francisco (Californie, ouest).

"La raison pour laquelle je suis optimiste est que les gens se sont exprimés dans les urnes, et c'est en train de débloquer la situation", a ajouté le dirigeant, reconduit le 6 novembre à la tête des Etats-Unis après avoir notamment recueilli 70% des voix des électeurs issus de la dynamique minorité hispanique.

Cette arithmétique électorale a conduit certains élus républicains à soutenir à leur tour une réforme de l'immigration. Un groupe de huit sénateurs issus des deux partis a récemment posé les bases d'un accord sur une proposition de loi visant à faire sortir de l'ombre quelque 11 millions d'immigrés clandestins.

"Cela sera plus difficile d'arriver à légiférer sur les armes (...) au Sénat et à la Chambre, comme tant parmi nous le souhaitent, en particulier après la tragédie de Newtown", a ajouté M. Obama. "Mais je continue de penser que nous pouvons toujours y parvenir si nous restons actifs et engagés", a-t-il assuré.

A la mi-décembre dernier, 26 personnes dont 20 enfants ont été abattus dans une école primaire de Newtown au Connecticut (nord-est). Ce massacre a donné l'impulsion à une tentative de réforme de l'encadrement des armes à feu.

Mais cette entreprise semble aujourd'hui en péril, les textes en cours de négociation au Congrès ayant été peu à peu vidés de leur substance face à une résistance des élus, y compris chez des alliés démocrates du président. Ces élus renâclent à l'idée de sembler empiéter sur le droit à posséder des armes, disposé par la Constitution.

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