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04/04/2013 04:28 EDT | Actualisé 04/06/2013 05:12 EDT

Les Canadiens croient que le gouvernement ne prend pas la vie privée au sérieux

TORONTO - La grande majorité des Canadiens croient que leurs renseignements personnels sont plus à risque actuellement qu'ils ne l'étaient il y a 10 ans, selon un sondage dévoilé jeudi.

Le sondage, réalisé pour la Commissaire à la protection de la vie privée du Canada, indique également que la plupart des Canadiens croient que le gouvernement fédéral et les entreprises ne prennent pas très au sérieux la question de la protection de la vie privée.

Selon le sondage, 70 pour cent des Canadiens pensent que leur vie privée est moins bien protégée aujourd'hui qu'il y a 10 ans. Un nombre similaire de répondants ont dit croire que la protection de la vie privée serait un des enjeux les plus importants de la prochaine décennie.

Plusieurs ont noté qu'ils avaient leur propre rôle à jouer pour mieux protéger leur vie privée. Alors que 66 pour cent ont répondu qu'ils étaient très préoccupés par les droits de la protection des renseignements personnels, presque la moitié ont admis que leur connaissance de ces droits était mauvaise ou très mauvaise.

Lorsqu'on leur a demandé s'ils en savaient assez sur la façon dont les nouvelles technologies pourraient affecter leur vie privée, 40 pour cent des répondants ont dit qu'ils n'étaient pas confiants.

Très peu de sondés ont dit avoir confiance que leurs renseignements personnels étaient aussi protégés qu'ils pourraient l'être. Seulement 21 pour cent d'entre eux ont répondu que le gouvernement fédéral prenait au sérieux sa responsabilité de protéger la vie privée, 64 pour cent ont répondu qu'il la prenait «quelque peu au sérieux», et 18 pour cent qu'il ne la prenait «pas au sérieux».

Les entreprises, elles, prennent au sérieux la protection de la vie privée selon 13 pour cent des répondants, «quelque peu au sérieux» selon 68 pour cent, et «pas au sérieux» selon 12 pour cent des personnes qui ont répondu au sondage.

Presque tous les 1513 Canadiens qui ont répondu au sondage, ou 97 pour cent, ont répondu qu'ils voudraient être avisés si leurs renseignements personnels étaient mis en danger.

Peu de répondants — 12 pour cent — ont indiqué qu'ils avaient eu une mauvaise expérience à cause de renseignement personnels qu'ils ont mis dans internet.

Le sondage a été réalisé par téléphone entre le 25 octobre et le 12 novembre. Sa marge d'erreur est de 2,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20.