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04/04/2013 03:43 EDT | Actualisé 04/06/2013 05:12 EDT

La GRC confirme l'identité des Canadiens tués pendant l'attentat en Algérie

OTTAWA - La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a confirmé jeudi que les restes de deux jeunes hommes originaires de London, en Ontario, étaient parmi ceux retrouvés sur les lieux d'une attaque terroriste mortelle survenue en Algérie en janvier dernier.

La police fédérale a invité les journalistes à une conférence de presse plutôt inhabituelle, jeudi, pour formellement identifier les deux Canadiens comme étant Ali Medlej et Xristos Katsiroubas, et demander l'aide du public dans leur enquête.

«Nous poursuivons notre travail et continuons de recueillir des preuves dans cette affaire pour déterminer les circonstances qui ont mené Ali Medlej et Xristos Katsiroubas à quitter le Canada», a déclaré Marc Richer, de la GRC.

«En fait, nous avons besoin de l'aide du public. Il s'agit d'une question de société, tout le monde a un rôle à jouer dans cette affaire», a-t-il ajouté, pressant quiconque aurait de l'information, même jugée secondaire, de contacter la GRC.

Les deux jeunes Canadiens auraient joué des rôles clefs dans l'attentat survenu en janvier sur un complexe gazier, au cours duquel 38 otages et 27 autres militants ont été tués.

Aucun autre détail n'a été donné sur Medlej et Katsiroubas ou sur d'autres suspects potentiels, afin de ne pas mettre en péril l'enquête policière, a indiqué M. Richer.

Aaron Yoon, un ami du secondaire du duo également originaire de London, aurait voyagé à l'étranger avec Medlej et Katsiroubas. Selon des informations des médias publiées jeudi, il serait actuellement détenu en Mauritanie.

M. Richer n'a pas dit depuis combien de temps se poursuivait l'enquête de la GRC ou si elle avait commencé avant l'attentat de janvier, mais il a avoué qu'elle était menée «depuis plusieurs mois».

Le Service canadien du renseignement de sécurité aurait commencé à poser des questions sur Medlej et Katsiroubas après qu'un membre de la famille eut contacté les autorités en 2007 avec des préoccupations à propos des deux jeunes hommes. On ne sait pas ce qui est arrivé à cette enquête.

M. Richer a fait valoir que tous les Canadiens avaient la responsabilité de tuer dans l'oeuf toute «radicalisation».

«Ultimement, contrer la radicalisation à la violence dépend également du fait que le public prenne un rôle actif dans l'intervention, notamment en assistant les forces de l'ordre en signalant des activités suspectes et illégales», a-t-il dit.

Il a ajouté que même des éléments d'information banals peuvent aider à l'enquête.

«Avec qui les individus peuvent se tenir, qui pourrait avoir une bonne ou une mauvaise influence sur quelqu'un qui pourrait mener à un certain comportement, ou observer ces gens et la façon dont ils se comportent (...) Ça pourrait être plusieurs choses, mais si les gens dans l'entourage de ces deux personnes ont remarqué quelque chose avant ces événements qui pourrait nous être utile, c'est ce que nous recherchons», a décrit M. Richer.