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03/04/2013 06:07 EDT | Actualisé 03/06/2013 05:12 EDT

Une mission du FMI au Caire pour discuter d'une aide à une économie en crise

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est arrivée mercredi au Caire pour des discussions sur un prêt destiné à aider le pays, plongé dans une grave crise économique, à engager des réformes jugées indispensables mais au risque d'aggraver les tensions sociales.

Les experts du Fonds, qui vont notamment se pencher sur les mesures de redressement qui leur seront présentées par le gouvernement, doivent rester plusieurs jours, ont indiqué des sources officielles égyptiennes.

Le montant du prêt jusqu'à présent évoqué -4,8 milliards de dollars- pourrait être modifié, ont indiqué des sources au FMI et en Egypte, sans préciser si cette somme pourrait augmenter ou diminuer.

"Nous nous attendons à ce que le montant du prêt soit modifié en fonction des demandes de l'Egypte" a déclaré un responsable égyptien anonyme, cité mercredi par l'agence officielle Mena.

Masood Ahmed, directeur du FMI pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale, avait déjà affirmé depuis Dubaï que ce montant pourrait "varier", mardi en marge d'une réunion à Dubaï des ministres arabes des Finances.

Le ministre égyptien des Finances, El-Morsi El-Sayed Hegazy, également présent à Dubaï, a estimé pour sa part que les négociations avec le FMI devraient connaître une issue à la fin du mois d'avril.

Le Fonds et le Caire sont engagés depuis des mois dans des négociations sur un plan d'aide qui permettrait à l'Egypte de faire face à la dégradation de sa situation économique qui a suivi la chute du régime de Hosni Moubarak en février 2011.

L'Egypte est notamment confrontée à une baisse des revenus du tourisme, et à un effondrement des investissements étrangers, en raison notamment du climat d'instabilité politique dans le pays.

Le pays connaît une fonte des réserves de devises de la banque centrale, passées de 36 à 13,5 milliards de dollars en deux ans, une situation qui pèse sur sa capacité à importer des produits essentiels, notamment certains carburants comme le gazole.

L'assainissement des finances publiques passe selon de nombreux experts par une baisse du régime des subventions à des produits de base comme l'essence ou la farine, avec le risque de provoquer des hausses de prix aux conséquences sociales potentiellement explosives.

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