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03/04/2013 07:55 EDT | Actualisé 03/06/2013 05:12 EDT

L'UA interrompt la traque de Kony, les É-U offriraient une récompense de 5 M $

Tandis que l'armée ougandaise annonçait qu'elle interrompait la traque de Joseph Kony, le leader de l'Armée de résistance du Seigneur, des responsables américains s'apprêtaient à dévoiler qu'une récompense pouvant aller jusqu'à cinq millions $ serait offerte pour toute information pouvant mener à sa capture et à celle de ses complices.

Les soldats africains déployés en République centrafricaine ont interrompu leur traque de Joseph Kony en raison du manque de collaboration du nouveau gouvernement centrafricain avec cette mission.

Le chef d'état-major de l'armée ougandaise, le général Aronda Nyakairima, a indiqué que les opérations contre Kony ont été suspendues tant que l'Union africaine (UA) n'aura pas clarifié la situation en Centrafrique, où des rebelles ont chassé le président du pays et pris le contrôle de la capitale, Bangui, il y a plus d'une semaine.

Environ 3000 soldats africains provenant majoritairement de l'Ouganda tentent de mettre la main sur Kony avec l'aide d'une centaine de conseillers militaires américains. Certains observateurs ont dit craindre que Kony ne profite de la situation pour disparaître dans la nature.

Du côté de Washington, le département d'État se préparait mercredi à annoncer qu'une récompense pouvant atteindre cinq millions $ serait offerte pour toute information pouvant mener à l'arrestation de Kony, de deux de ses principaux lieutenants et d'un leader rebelle rwandais. L'information a été relayée sous le couvert de l'anonymat par des responsables du département d'État.

L'argent serait puisé à même un programme de récompenses visant à mettre le grappin sur des auteurs de crimes contre l'humanité — War Crimes Rewards Program —, une initiative parrainée par le secrétaire d'État John Kerry alors qu'il était sénateur.

La récompense s'appliquerait non seulement à Joseph Kony, mais aussi à ses lieutenants Okot Odhiambo et Dominic Ongwen et le leader des Forces démocratiques de libération du Rwanda, Sylvestre Mudacumura.

Kony et l'Armée de libération du Seigneur sont soupçonnés d'avoir recours à des enfants-soldats et de kidnapper des fillettes pour en faire des esclaves sexuelles. Le groupe est actif depuis les années 1980 mais ne compterait plus qu'environ 250 combattants répartis en plusieurs petits groupes difficiles à cerner.

La majorité d'entre eux se trouveraient toutefois en République centrafricaine.