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03/04/2013 04:03 EDT | Actualisé 03/06/2013 05:12 EDT

L'Egypte nie qu'un membre du Hamas soit recherché pour une attaque

Un officier des services de renseignements égyptiens a démenti mercredi des informations de presse selon lesquelles un commandant militaire du Hamas palestinien était recherché pour une attaque à la frontière israélienne ayant tué 16 gardes-frontières égyptiens en août.

La présidence égyptienne a de son côté indiqué que l'enquête sur l'attaque était toujours en cours.

Le magazine Al-Ahram Al-Arabi, propriété de l'Etat, avait rapporté en mars que Aymane Nofal, un commandant haut placé de la branche armée du Hamas, était recherché en Egypte pour cette attaque.

Mais un responsable des services de renseignements a démenti ces informations "complètement fausses".

"Nous le nions catégoriquement", a-t-il dit.

Selon la présidence, l'enquête "n'est pas achevée", a indiqué la télévision.

Le porte-parole du Hamas, Taher al-Nounou, a pour sa part affirmé à l'AFP que la branche armée de son mouvement n'avait rien à voire avec l'attaque menée dans la péninsule du Sinaï.

Le 5 août, un groupe d'islamistes présumés avait attaqué un poste-frontière égyptien, tuant 16 gardes-frontière. Les assaillants s'étaient emparés d'un blindé à bord duquel ils avaient pénétré en Israël, où ils avaient été tués par l'armée.

L'armée égyptienne avait ensuite lancé une opération d'envergure dans la péninsule pour y rétablir la sécurité.

Les accusations contre le Hamas, une formations idéologiquement liée au Frères musulmans, au pouvoir en Egypte, surviennent alors que leurs relations connaissent des tensions depuis que Le Caire a commencé à détruire les tunnels de contrebande entre l'Egypte et la bande de Gaza.

Un responsable du Hamas a indiqué à l'AFP que sa formation s'inquiétait du fait qu'elle devenait un "pion" dans la bataille politique entre le président Mohamed Morsi et l'opposition en Egypte.

Le numéro deux du Hamas, Moussa Abou Marzouk, est installé au Caire depuis que la direction politique de la formation a quitté Damas en 2012.

Il a rencontré des figures de l'opposition "pour retirer le Hamas de l'équation égyptienne interne", a dit le responsable à l'AFP.

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