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03/04/2013 04:48 EDT | Actualisé 02/06/2013 05:12 EDT

Israël met en garde contre toute attaque en provenance de Gaza ou du Golan

Israël a mis en garde mercredi contre toute attaque en provenance de Gaza ou du plateau du Golan syrien après des tirs consécutifs à la mort d'un prisonnier palestinien dans un hôpital israélien qui a rallumé les tensions dans les Territoires.

Deux roquettes ont été lancées en début de matinée de la bande de Gaza vers la ville israélienne de Sdérot, sans faire ni dégât ni blessé, a indiqué un porte-parole de la police.

Dans un communiqué, une coalition de groupes salafistes de Gaza s'est attribuée la responsabilité de l'opération "en réponse aux crimes juifs contre les prisonniers opprimés". La même organisation, le Majlis Choura al-Moujahidine, avait déjà revendiqué des tirs de roquettes mardi contre Israël.

Le nouveau ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon a averti qu'Israël riposterait en cas d'attaque contre son territoire à la suite des roquettes de Gaza et d'échanges de tirs israélo-syriens sur les hauteurs du Golan.

"Nous ne permettrons en aucune façon l'installation d'une routine de tirs sporadiques vers nos civils et nos forces", a affirmé M. Yaalon.

"Sur le plateau du Golan aussi, notre politique est que nous n'avons pas l'intention d'ignorer les tirs depuis la Syrie contre Israël, que ces tirs soient accidentels ou non, et nous répondrons fermement", a-t-il promis.

"De notre point de vue, le régime syrien est responsable de ce qui se passe sur son territoire, et nous ne permettrons pas une situation dans laquelle Israël essuie des tirs sans répondre", a dit le ministre.

Mardi soir, un char israélien a ouvert le feu en direction du territoire syrien après qu'un obus de mortier syrien, accompagné de tirs d'armes légères, soit tombé dans la partie du plateau du Golan occupée par Israël, selon l'armée. L'accrochage n'a pas fait de victime côté israélien.

Au même moment, l'armée de l'air israélienne a effectué trois frappes sur le nord de la bande de Gaza, les premières depuis la trêve conclue fin novembre avec le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, en représailles à au moins un tir de roquette.

Le Hamas et Israël ont conclu un cessez-le-feu le 21 novembre, jusqu'à présent globalement respecté, au terme d'une semaine d'hostilités meurtrières.

Le coordinateur de l'ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, s'est inquiété de "la situation volatile sur le terrain" en faisant référence aux tirs de roquettes de Gaza et à la question "non réglée" des prisonniers palestiniens en Israël.

"Il est de la plus haute importance de s'abstenir de toute violence dans cette atmosphère tendue", a plaidé M. Serry.

La reprise des hostilités entre Israël et Gaza a suivi l'annonce du décès de Maisara Abou Hamdiyeh, un détenu sexagénaire de haute sécurité palestinien qui est décédé mardi matin d'un cancer de la gorge dans un hôpital israélien.

Une grève générale et une journée de deuil ont été décrétées mercredi en Cisjordanie à la suite de la mort d'Abou Hamdiyeh, un ex-général des forces de sécurité de l'Autorité palestinienne, qui avait été arrêté en 2002 et condamné à la prison à vie en 2007 pour tentative de meurtre.

En signe de protestation, les détenus palestiniens en Israël, dont certains observent une grève de la faim intermittente depuis des mois, ont refusé de s'alimenter mercredi.

Des heurts ont à nouveau éclaté mercredi à Hébron, la ville natale d'Abou Hamdiyeh, entre jeunes manifestants palestiniens et soldats israéliens, selon un correspondant de l'AFP.

Le président Mahmoud Abbas et les partis palestiniens ont attribué la responsabilité de la mort de M. Abou Hamdiyeh au gouvernement israélien.

Enfin, les Palestiniens ont annoncé le retour du secrétaire d'Etat américain John Kerry au Moyen-Orient. Ce dernier doit rencontrer le président Abbas dimanche à Amman afin de discuter de la reprise du processus de paix, selon un responsable palestinien.

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