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02/04/2013 02:36 EDT | Actualisé 02/06/2013 05:12 EDT

Appel d'Amnesty à ne pas exécuter une condamnation à la paralysie

Amnesty international a pressé mardi les autorités saoudiennes de ne pas exécuter une condamnation à la paralysie visant un jeune homme de 24 ans, jugé pour avoir paralysé un de ses camarades il y a dix ans.

Ali Al Khawahir a été, selon un journal saoudien cité par Amnesty, condamné à la "qisas", une disposition de la loi religieuse prévoyant que l'auteur de faits répréhensibles subisse ce qu'il a fait subir à sa victime.

Dans le cas présent, le jeune homme devrait être paralysé de la taille aux pieds s'il ne verse pas une indemnisation d'un million de riyals (270.000 dollars) à sa victime. En 2003, Khawahir, alors âgé 14 ans, avait frappé au dos un ami, qui est depuis paralysé dans tout le bas du corps.

Selon Amnesty, les faits se sont déroulés dans la ville d'al-Ahsa, à l'est du pays.

"Paralyser quelqu'un pour le punir d'un crime serait une torture", a affirmé Ann Harrisson, directrice adjointe pour le Moyen Orient et l'Afrique du nord à Amnesty international.

"Il est temps pour les autorités saoudiennes de commencer à respecter leurs obligations légales internationales et de retirer ces terribles châtiments de la loi", a affirmé Mme Harrisson dans une communiqué.

Amnesty précise ne pas savoir si une condamnation similaire à la paralysie, rendue en 2010, a été ou non exécutée.

Le très conservateur royaume saoudien impose plusieurs formes de châtiments corporels (amputations, décapitations, coups de fouet), que les autorités justifient par le respect de la loi islamique (charia).

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