NOUVELLES
28/03/2013 12:00 EDT | Actualisé 28/05/2013 05:12 EDT

La croissance du Canada sous la moyenne du G7

La croissance économique du Canada sera en deçà de celle de plusieurs autres pays membres du G7 au premier trimestre, alors même que l'économie mondiale rebondit, a indiqué jeudi l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

L'organisation d'études économiques internationales estime que l'économie canadienne croîtra de seulement 1,1 % dans les trois premiers mois de l'année, un rythme beaucoup plus lent que la croissance prévue aux États-Unis ou au Japon, et en deçà de la moyenne des pays du G7.

Au deuxième trimestre, l'économie canadienne rebondira quelque peu et croîtra de 1,9 %, un peu plus que la moyenne.

Les pays du G7, le Canada, les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l'Italie, devraient connaître une croissance moyenne de 2,4 % au premier trimestre et de 1,8 % au deuxième trimestre.

L'OCDE prédit que l'économie américaine avancera de 3,5 % au premier trimestre, qui se termine ce mois-ci, mais que sa croissance sera plus modérée au deuxième trimestre, avec 2 %.

La situation sera similaire au Japon, qui devrait connaître une croissance robuste de 3,2 % au premier trimestre et de 2,2 % au deuxième.

Parmi les pays européens du G7, seule l'Allemagne verra son économie grossir plus vite que celle du Canada, avec 2,3 % au premier trimestre et une accélération de 2,6 % au deuxième.

L'économie britannique devrait avoir une croissance de seulement 0,5 % au premier trimestre et de 1,4 % au deuxième, tandis que l'économie française se contractera de 0,6 % au premier trimestre et ne connaîtra qu'une croissance modeste, de 0,5 % au deuxième.

L'économie italienne devrait quant à elle se contracter dans les deux premiers trimestres, chutant de 1,6 % au premier et de 1 % au deuxième.

L'OCDE, qui opère depuis Paris, note que les pays qui utilisent l'euro progressent dans la réduction de leurs dettes, mais que l'on devrait permettre à certains d'entre eux d'atteindre leurs objectifs plus lentement pour réduire les effets sur leur économie. L'organisation en a également profité pour affirmer que la Banque centrale européenne devait en faire davantage pour encourager les banques à prêter de l'argent, afin de stimuler la croissance de l'économie de la zone euro.