Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Northern Gateway : un envoyé spécial pour gérer le conflit avec les Premières Nations 

Le premier ministre Stephen Harper a nommé un envoyé spécial chargé de réduire les tensions entre les Premières Nations de la Colombie-Britannique et l'industrie pétrolière.

Ottawa veut ainsi désamorcer une situation qui pourrait nuire à ses plans pour le développement rapide des ressources naturelles du Canada.

L'avocat vancouvérois Doug Eyford doit cibler les infrastructures énergétiques de l'ouest du Canada et soumettre un rapport intermédiaire directement au premier ministre Harper d'ici la fin juin et un rapport final d'ici la fin novembre.

Doug Eyford a pour mandat d'examiner les inquiétudes des Premières Nations en ce qui a trait au projet de pipeline Northern Gateway, au développement d'usines de gaz naturel liquéfié, à la construction de terminaux maritimes et aux autres infrastructures énergétiques en Alberta et en Colombie-Britannique.

Il discutera avec eux de protection de l'environnement, d'emplois, de développement économique et de leur droit de partager les revenus des ressources naturelles. Doug Eyford a toutefois déclaré qu'il ne défendra pas la cause du développement des ressources.

« Il est essentiel que nous travaillions de près avec les communautés autochtones afin d'incorporer leurs connaissances et leurs expériences », a déclaré le ministre des Ressources Naturelles Joe Oliver, qui était de passage à Terrace en C.-B. pour annoncer la nomination de l'envoyé spécial.

Doug Eyford est également le négociateur en chef du gouvernement fédéral dans le cadre du processus de négociation des traités. Le ministre Oliver a toutefois noté que sa nomination comme envoyé spécial a été approuvée par le commissaire fédéral à l'éthique.

Le Nouveau Parti démocratique fédéral a bien accueilli l'attention portée aux préoccupations des Premières Nations par le premier ministre Harper.

Le néo-démocrate Jean Crowder a toutefois noté qu'une telle nomination n'aurait pas été nécessaire si Stephen Harper avait écouté les Premières Nations dès le début, bien avant que l'opposition au projet Northern Gateway prenne une telle ampleur.

« Les Premières Nations ont toujours dit que le développement des ressources ne se ferait pas sans leur participation », a-t-il noté. « Je crois que la nomination est une tentative pour sauver les pots cassés. »

D'autre part, le ministre fédéral des Ressources Naturelles Joe Oliver a souligné que Doug Eyford ne s'impliquera pas dans les audiences d'évaluation environnementale du projet Northern Gateway ou de tout autre projet.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.