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Moins de pouvoirs pour le président du Zimbabwe

Les électeurs du Zimbabwe ont approuvé à 94,5 % une nouvelle Constitution qui renforcerait les droits humains et diminuerait les pouvoirs du président, a annoncé mardi commission électorale nationale.

La réforme de la Constitution était l'une des principales revendications des médiateurs régionaux qui ont formé une fragile coalition politique avec le controversé président Robert Mugabe et l'ancien leader de l'opposition Morgan Tsvangirai à la suite des tumultueuses élections de 2008.

Les principaux partis d'opposition étaient tous dans le camp du oui.

L'ébauche de 170 pages doit maintenant être soumise au Parlement, qui doit l'approuver -- une formalité -- avant que le président Mugabe n'y appose sa signature.

La nouvelle Constitution prévoit limiter les mandats présidentiels à deux mandats d'une durée de cinq ans, une clause qui n'est pas rétroactive. S'il est élu au prochain scrutin, Robert Mugabe, 89 ans, pourrait ainsi briguer deux nouveaux mandats.

Elle mènerait également à la création d'une Commission de paix et de réconciliation afin d'enquêter sur les violences et les violations des droits humains survenues au cours de la dernière décennie -- selon plusieurs, elles seraient l'oeuvre de la formation politique de Robert Mugabe, le Parti ZANU-PF.

D'après des observateurs régionaux, le référendum s'étant tenu samedi s'est déroulé sans violence, exception faite de quelques accrochages mineurs entre des groupes de jeunes rivaux.

Associated Press

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