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Contamination au nickel : des réponses attendues 

La présence de poussière de nickel dans Limoilou suscite de nombreuses réactions. D'une part, le ministre de la Santé Réjean Hébert se dit préoccupé par la situation tandis que sa collègue, la ministre et députée de Taschereau Agnès Maltais souhaite obtenir des réponses de la part de la direction du port de Québec sur cette pollution qui touche le secteur.

Le Dr Réjean Hébert se soucie du taux élevé de nickel dans ce quartier, mais préfère s'en remettre à la Direction de santé publique de Québec. Des prélèvements effectués entre 2010 et 2012 auraient révélé des concentrations de nickel près de six fois plus élevées que la norme.

La Direction de santé publique de Québec analyse actuellement les conséquences de la présence de nickel sur la population, souligne le ministre Hébert. « Il faut bien s'assurer des taux de nickel à ce niveau- là, il faut bien s'assurer de confirmer ces taux et de pouvoir voir quels sont les impacts sur la santé de la population », a-t-il dit en ajoutant qu'il attendra les conclusions de cette enquête avant de commenter davantage.

Véronique Lalande, du mouvement Initiative citoyenne de vigilance du port de Québec, qui a dénoncé la présence de nickel dans l'air, souhaiterait que la Direction de la santé publique en fasse davantage. « Faut -il constater qu'ils sont toujours en mode réaction, alors que moi, je m'attends à ce qu'ils se mettent en mode proactif, qu'ils préviennent les coups plutôt que de faire les autopsies », a-t-elle déclaré.

Pour sa part, Agnès Maltais souhaite rencontrer la direction du port pour obtenir des réponses claires afin de déterminer si les activités portuaires sont bel et bien à l'origine du problème. « Il faut voir l'impact des activités portuaires sur la population. Il faut aller voir, c'est clair. Il n'y a pas beaucoup de mines de nickel à Québec », a-t-elle soulevé. La ministre Agnès Maltais fera le point sur ce dossier avec son collègue ministre de l'Environnement Yves-François Blanchet dans les prochains jours.

Cette contamination de l'air risque d'avoir d'autres retombées devant les tribunaux. Un recours collectif a été intenté en Cour supérieure pour un épisode isolé de poussière rouge, survenu en octobre. L'avocat des requérants, Me Michel Bélanger, croit qu'il pourrait élargir l'action en justice à la lumière des informations qu'il compte obtenir de la part du ministère de l'Environnement sur la présence de nickel.

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