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18/03/2013 08:03 EDT | Actualisé 18/05/2013 05:12 EDT

Poussière de nickel à Limoilou : la contamination est confirmée

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La députée de Taschereau, Agnès Maltais, se dit préoccupée par les données du ministère du Développement durable concernant la présence de poussière de nickel dans le quartier Limoilou.

Agnès Maltais a rencontré lundi matin plusieurs résidents de Limoilou, Lévis, Beauport et du Cap-Blanc qui s'inquiètent de la concentration élevée de nickel dans ce secteur de la ville. Plusieurs d'entre eux, dont Véronique Lalande du Comité vigilance Port de Québec, montrent du doigt les activités au Port de Québec comme étant responsables pour cette concentration élevée de nickel dans l'air.

La députée a dit être à l'écoute des citoyens et promet de se mêler du dossier, notamment en rencontrant prochainement le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet.

Agnès Maltais a fait savoir que si la source de contamination devait provenir du Port de Québec, comme le prétendent certains citoyens, l'Administration portuaire devra rendre des comptes.

« Si, au bout de ça, on découvre qu'on n'avait pas les contrôles suffisants ou qu'il n'y a pas assez de liens avec le Port de Québec, qui est une instance fédérale, là, il va falloir bouger [...] Le Port ne peut pas vivre seul dans la Ville, il faut qu'il travaille avec les autorités », a dit la députée.

Rappelons que des données obtenues par le quotidien Le Soleil démontrent que de la poussière de nickel est bel et bien présente dans l'air du quartier Limoilou, en concentration presque six fois supérieure aux normes. Ces données ont été recueillies entre 2010 et 2012.

Leur dévoilement survient au moment où le Comité vigilance Port de Québec affirmait, la semaine dernière, qu'un nouvel épisode de poussière en suspension avait touché une partie du secteur de Limoilou à la fin de février.

Selon Mme Lalande, qui a elle-même prélevé et fait analyser des échantillons de poussière dans Limoilou, les données du Ministère ne font que confirmer les craintes des citoyens.

« Ce que ça vient juste dire, c'est qu'on avait raison. On a vraiment prouvé une problématique. On a poussé pendant des mois pour [...] que les autorités qui ont des données fassent leur travail et on espère vraiment dans la prochaine semaine qu'enfin, le ministère va sortir de façon claire et dire à la population la situation, parce qu'elle a le droit d'être informée », dit-elle.

Le maire Labeaume est d'accord avec Mme Maltais. « Les étapes à suivre, c'est de faire pression sur le port », a-t-il dit.

Régis Labeaume a également confirmé que désormais, la Ville s'en remet à la Direction de la santé publique. Il a ajouté que comme dans le dossier de la légionellose, la Ville fournira du personnel à l'équipe de la Santé publique pour l'analyse de données.

De son côté, la Direction régionale de la Santé publique dit étudier la question et devrait publier des données au mois d'avril.

De son côté, la direction d'Arrimage Québec, qui gère les activités de transbordement au Port de Québec, n'a pas voulu commenter, car elle n'a pas pris connaissance des rapports du ministère du Développement durable.

Rappelons qu'en janvier, Mme Lalande a déposé une requête en Cour supérieure pour exercer un recours collectif contre Arrimage Québec et l'Administration portuaire du Québec au nom de tous les résidents incommodés.