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18/03/2013 02:33 EDT | Actualisé 18/05/2013 05:12 EDT

Martine Desjardins sortira un livre sur la grève étudiante

AFP

MONTRÉAL - Les anciens militants de la CLASSE ne sont pas les seuls à avoir eu l'idée de coucher sur papier un bilan du conflit étudiant: la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, entamera sous peu la rédaction d'un ouvrage sur le printemps étudiant.

La présidente, dont le mandat à la tête du regroupement étudiant prendra fin le 30 avril, a confirmé en entrevue à La Presse Canadienne qu'elle en était actuellement au stade de la planification.

Martine Desjardins, qui planche sur une thèse doctorale portant sur la relation père-enfant, a l'intention de boucler son projet de livre avant de revenir à la rédaction du document universitaire.

«Ça me permettra de faire une transition entre mes occupations et surtout de tirer un trait sur ces deux années bien occupées», a-t-elle écrit dans un courriel.

Elle songe débuter son récit avec les événements remontant à décembre 2010, alors que les leaders étudiants avaient quitté la table de négociations que Martine Desjardins a maintes fois présentée comme une mascarade libérale.

Des maisons d'édition ont déjà approché la leader étudiante en prévision de la publication d'un bouquin, a reconnu la principale intéressée, qui dit n'avoir toutefois pas encore conclu d'entente.

Martine Desjardins affirme que le livre s'attardera à l'analyse des événements sous la lorgnette de la FEUQ, un peu comme l'ont fait deux anciens militants de la Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Renaud Poirier St-Pierre et Philippe Éthier, dans leur ouvrage «De l'école à la rue», qui paraît cette semaine.

Invitée à commenter l'ouvrage en question, la leader étudiante n'y a pas constaté d'erreurs factuelles majeures, à quelques détails près: la «paternité» de la manifestation historique du 22 mars, que la CLASSE s'est arrogée alors que la FEUQ y travaillait, dit-elle, depuis des semaines, ou encore le récit des événements du 4 mai 2012.

Ce jour-là, la municipalité de Victoriaville — où se tenait un caucus libéral — était en état de siège alors que les négociations entre les étudiants et le gouvernement battaient leur plein dans la Vieille-Capitale.

Dans leur ouvrage, les militants de la CLASSE écrivent que la demande de dénonciation des actes de violence émanait du premier ministre Jean Charest. Ce n'était pas le cas, assure Martine Desjardins.

«C'est moi qui l'ai demandé. À un moment donné, j'ai vu les dirigeants des centrales syndicales et les négociateurs du gouvernement sortir de la pièce pour discuter à l'écart. Je savais qu'ils allaient quitter, alors j'ai demandé à ce qu'on accroche Gabriel (Nadeau-Dubois). Même s'il devait faire des sourires à côté de moi, il fallait que nous fassions une sortie», se souvient-elle.

Martine Desjardins a déjà goûté à la rédaction de textes destinés à la publication, ayant déjà participé à la rédaction de l'ouvrage collectif «L'Agenda des femmes 2013».

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