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17/03/2013 10:40 EDT | Actualisé 17/05/2013 05:12 EDT

Rand Paul et Marco Rubio, préférés des conservateurs américains

Les conservateurs américains préfèrent Rand Paul, un sénateur proche du Tea Party, et le sénateur d'origine cubaine Marco Rubio, pour éventuellement les représenter à la présidentielle de 2016, selon un sondage informel réalisé lors de leur conférence annuelle.

Rand Paul, un sénateur du Kentucky (centre-est) soutenu par l'aile conservatrice du parti républicain, qui s'est fait récemment remarqué dans une longue obstruction parlementaire, a recueilli 25% des voix, deux points seulement devant Marco Rubio, sénateur républicain de Floride (sud-est), selon un sondage réalisé auprès des 2.930 participants à la conférence annuelle CPAC (Conservative Political Action Conference) qui se tient près de Washington.

Aucun autre conservateur n'a pu obtenir de suffrage à deux chiffres. L'ancien sénateur Rick Santorum est arrivé troisième avec 8% des voix, suivi de près par le gouverneur du New Jersey (est) Chris Christie (7%) et l'ancien candidat à la vice-présidence en 2012 Paul Ryan (6%).

Les militants ont été interrogés pendant les trois jours de la CPAC, de jeudi à samedi, et les résultats publiés samedi soir. Ce scrutin informel est organisé par la CPAC à chacune de ses réunions.

Rand Paul avait bloqué début mars, pendant 13 heures d'affilée, la nomination à la tête de la CIA de John Brennan, architecte de la campagne militaire controversée de drones en Afghanistan et au Pakistan, pour demander des clarifications sur l'utilisation de ces appareils sans pilote.

Défenseur passionné des libertés individuelles, fils du candidat à la primaire de 2012 Ron Paul, Rand Paul avait estimé jeudi que "l'ancien parti républicain était rassis et couvert de mousse", et plaidé pour que le "message" des républicains soit "large" et attire des "millions d'Américains, jeunes et vieux, d'origine américaine ou étrangère, noir, blanc et marron".

Elu sur lequel le parti compte pour ramener les électeurs latinos à droite, Marco Rubio avait jugé que les conservateurs n'avaient "pas besoin d'idée nouvelle". "Il y a une idée, une idée nommée Amérique, et elle fonctionne encore", a assuré M. Rubio, dont toute l'ascension politique, depuis l'assemblée locale de Floride (sud-est) jusqu'au Sénat américain, repose sur ce message d'opportunités offertes à tout un chacun.

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