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17/03/2013 11:57 EDT | Actualisé 17/05/2013 05:12 EDT

Obama en Israël: les Palestiniens ont peu d'attentes de la visite présidentielle

Le président américain Barack Obama trouvera un public palestinien désillusionné et sceptique à propos de son engagement à promouvoir la paix au Proche-Orient lorsqu'il visitera la région.

La visite de M. Obama, qui doit débuter mercredi, semble viser principalement à raccommoder la relation parfois délicate avec Israël. Mais gagner la confiance des Palestiniens, qui l'accusent de favoriser injustement l'État hébreux, pourrait être une tâche beaucoup plus difficile.

Après avoir été déçus lors du premier mandat présidentiel, les Palestniens n'ont que peu de raisons d'être optimistes pendant le second. L'annonce de la Maison-Blanche voulant que M. Obama ne dévoilera pas de nouvelle initiative de paix a renforcé leur conviction que le leader américain n'est pas prêt à faire suffisamment pression sur Israël, à leurs yeux, pour mettre fin à quatre années d'impasse dans les négociations.

Le président lui-même a joué un rôle dans l'impasse actuelle, qui découle majoritairement de mésententes à propos de la construction de colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Les Palestiniens réclament la souveraineté des deux territoires, capturés par Israël lors de la guerre de 1967, pour les intégrer à un futur État, une position qui est largement appuyée à l'échelle internationale.

Lorsque M. Obama est arrivé au pouvoir, en 2008, il a vivement critiqué les colonies israéliennes, affirmant que leur construction sapait les espoirs de paix.

Stimulé par la prise de position de M. Obama, les Palestiniens ont annoncé qu'ils ne négocieraient pas avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à moins que la construction des colonies soit suspendue.

Le président américain a persuadé M. Nétanyahou d'imposer un moratoire de 10 mois, mais les Palestiniens n'ont pas accepté de reprendre les discussions avant que cette période ne soit pratiquement terminée. Lorsque le moratoire a pris fin, Israël a refusé la demande américaine de prolonger celui-ci, et les négociations se sont embourbées.

M. Obama doit visiter plusieurs endroits de la Cisjordanie, y compris à Ramallah et à Bethléem.