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17/03/2013 02:05 EDT | Actualisé 17/05/2013 05:12 EDT

Campagne pour déloger des groupes armés de plus de 500 sites à Tripoli (ministre)

Le ministre de l'Intérieur libyen, Achour Chwayel, a annoncé dimanche une campagne visant à déloger des groupes armés qui occupent illégalement plus de 500 propriétés privées ou appartenant à l'Etat.

"Une campagne décidée par le gouvernement pour ratisser quelque 540 bâtiments - publics ou privés - dont des maisons et les fermes occupées à Tripoli, a commencé samedi soir avec l'évacuation d'un camp militaire" dans le sud de la capitale, a indiqué M. Chwayel.

"Une imposante force mixte composée conjointement par des forces de l'armée et de la police disposant de tous types d'armement a été mobilisée à cet effet", a déclaré le ministre qui n'a pas écarté "la possibilité d'un appui d'hélicoptères".

Cette campagne s'étendera progressivement à toutes les villes, en particulier Benghazi, la deuxième du pays, a indiqué le ministre au cours d'une conférence de presse aux côtés du Premier ministre, Ali Zeidan.

En proie à une insécurité croissante, les nouvelles autorités libyennes peinent à former une armée et des forces de sécurité, cédant la place à des milices qui font la loi depuis la chute du régime de Kadhafi en octobre 2011.

La plupart de ces milices se sont installées dans des bâtiments publics ou dans des propriétés privées abandonnées par d'anciens dignitaires du régime.

Pour sa part, M. Zeidan a annoncé que des personnes détenues illégalement ont été libérées et des "quantités d'alcool et d'autres produits prohibés ont été saisis", au cours d'une première opération samedi soir.

"Nous allons continuer cette campagne", a-t-il dit avertissant que le "gouvernement n'hésitera pas à employer la force contre celui qui résiste ou essaie de s'opposer par la force".

Le lancement de cette opération a coïncidé avec une vague d'intoxications dues à la consommation d'alcool frelaté de fabrication artisanale qui a fait 87 morts et 1.044 cas d'empoisonnement à Tripoli depuis le 7 mars, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé rendu public dimanche.

Vendre et consommer des boissons alcoolisées est interdit par l'islam et par la loi libyenne, ce qui n'empêche pas un trafic important d'alcool fabriqué localement ou importé clandestinement.

yba/ila/feb