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16/03/2013 11:43 EDT | Actualisé 16/05/2013 05:12 EDT

Syrie: fuite d'un major de l'armée vers la Jordanie

L'un des militaires les plus hauts gradés qui n'avait pas abandonné le président syrien Bashar el-Assad a fait défection vers la Jordanie voisine et affirme, dans une entrevue diffusée samedi, que le moral des gens toujours membres du régime s'est effondré.

Dans ce qui représente un nouveau recul pour le régime El-Assad, un important groupe de défense des droits de la personne a accusé le gouvernement syrien d'accroître son utilisation des bombes à sous-munitions, largement interdites, qui tuent et blessent souvent des civils.

Ces deux coups illustrent l'érosion graduelle du régime El-Assad, ainsi que son isolement international progressif. Alors que peu d'analystes s'attendent à ce que la guerre civile entre les forces gouvernementales et les troupes rebelles voulant le renversement du président prenne fin rapidement, la plupart soutiennent qu'il semble impossible pour le régime quadragénaire de continuer à diriger la Syrie.

Le major-général Mohammed Ezz al-Din Khalouf a annoncé sa défection du régime El-Assad dans une vidéo diffusée sur la chaîne satellite d'Al-Arabiya. On peut le voir près de son fils, le capitaine Ezz al-Din Khalouf, qui s'est enfui avec lui.

Khalouf père a déclaré que plusieurs personnes soutenant le gouvernement El-Assad ont perdu foi en lui, mais continuent d'accomplir leur travail, permettant au président de démontrer qu'il bénéficie d'un solide soutien. Il a également déclaré que des combattants du groupe militant libanais Hezbollah combattaient en Syrie « à plus d'un endroit », mais n'a pas donné plus de détails.

Silence chez Al-Assad

Le gouvernement syrien n'a pas immédiatement commenté la défection. Damas présente la révolte comme une conspiration organisée à l'étranger pour affaiblir la Syrie, et exécutée par des terroristes sur le terrain.

Bien que les rebelles qualifient la défection comme un coup porté au régime, ce départ ne risque pas d'avoir un effet important sur la capacité du gouvernement de poursuivre ses opérations.

De nombreuses défections parmi les conscrits et les subalternes ont sapé l'infanterie syrienne, mais les départs de hauts gradés ont été rares, et l'armée aérienne et les armes lourdes de l'État permettent au gouvernement de bombarder les régions rebelles, même s'il est incapable d'en reprendre le contrôle.

Malgré tout, des failles continuent de se répandre au sein du régime El-Assad, alors que les forces rebelles augmentent leurs zones de contrôle et accroissent la pression sur la capitale, Damas.


Associated Press