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Six comparutions en lien avec la manifestation contre la brutalité policière

Six personnes ont comparu samedi, sous diverses accusations liées à la manifestation contre la brutalité policière qui s'est tenue vendredi au centre-ville de Montréal.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé que six personnes ont comparu par vidéoconférence, sous des accusations d'agressions armées contre un agent de la paix, voies de fait et entrave. De nombreux manifestants arrêtés vendredi ont été relâchés sous promesse de comparaître à une date ultérieure, qui n'a pas été précisée.

Anie Lemieux, du SPVM, a précisé qu'une des personnes arrêtées était également visée par un mandat d'arrestation. Une autre demeurera détenue jusqu'à sa comparution en début de semaine, parce qu'elle avait déjà rompu un engagement de se présenter d'elle-même à la cour.

Vendredi soir, près de 250 personnes ont été interpellées à Montréal lors de la traditionnelle manifestation du 15 mars. Année après année, cet événement donne lieu à des affrontements entre la police et des manifestants, et ce, depuis une quinzaine d'années.

La plupart des manifestants qui ont eu affaire à la police ont reçu un constat d'infraction pour attroupement illégal et pour avoir enfreint le règlement municipal P-6. D'autres manifestants ont été arrêtés pour des actes isolés et environ 12 personnes ont été appréhendées pour des infractions au code criminel.

Une policière a été victime d'un malaise et un policier a eu le visage tuméfié par un coup de genou. Chez les manifestants, la police a également rapporté quelques blessures mineures.

L'ASSÉ demande une enquête

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) a condamné les gestes posés par les policiers, samedi.

Par communiqué, l'ASSÉ a estimé que le SPVM a étouffé le message des manifestants en reproduisant les gestes qu'ils leur reprochaient.

Elle demande une enquête « indépendante et publique sur les agissements de la police ».

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