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Les étudiants de la communauté crie discutent de l'avenir de leur nation

Le Grand Conseil des Cris, qui souhaite voir la jeunesse s'impliquer davantage dans la politique, a organisé un colloque en fin de semaine, à Ottawa. L'événement qui réunit plus de 200 étudiants du postsecondaire de la communauté crie du Québec porte sur le leadership de la nouvelle génération autochtone.

Au cours de cette table ronde, l'histoire de la communauté autochtone sera évoquée à plusieurs reprises afin que les jeunes connaissent bien les divers luttent menées par leurs ancêtres.

Depuis 1975, une série d'accords ont été signés entre les Cris et les diverses industries ainsi que les gouvernements du Canada et du Québec.

La première entente, la Convention de la Baie James et du Nord québécois, avait fait les grands titres des journaux dans le monde parce qu'elle reconnaissait des droits territoriaux aux Cris et aux Inuits, leur participation dans les projets hydroélectriques et des indemnités de l'ordre du milliard de dollars.

Les défis de l'avenir

Les organisateurs de l'évènement expliquent qu'aujourd'hui, la Première Nation a besoin de jeunes professionnels qualifiés pour stimuler l'économie, travailler au sein des institutions, préserver les traditions et relever les défis de l'avenir. Ils espèrent que la table ronde permettra aux participants de faire évoluer leur parcours aux besoins émergents de leur nation.

Le colloque n'a pas comme intention première de critiquer les gouvernements en place, comme le prônait récemment le mouvement Idle No More, mais la lutte pour le maintien des droits ancestraux demeure tout de même un sujet incontournable pour les participants.

Le candidat à la direction du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, participe, lui aussi à l'événement. Il croit que les futures générations cries cherchent encore les outils dont elles ont besoin.

Dans son discours aux participants, il a notamment déploré la disparition de l'Accord de Kelowna, conclu par le gouvernement libéral de Paul Martin en 2005, mais aboli par les conservateurs lorsque ceux-ci ont été élus.

Le plan de cinq ans doté d'une enveloppe de 5 milliards de dollars visait à améliorer la qualité de vie des Premières Nations, mais aussi des peuples Métis et Inuits.

Les participants et les organisateurs avouent que les défis sont grands pour les jeunes autochtones du pays. Le taux de diplomation demeure toujours très faible chez les Premières nations.

Ils estiment cependant que tout commence par un transfert de l'aptitude à diriger et que cette table ronde est un pas dans la bonne direction.

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