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16/03/2013 06:35 EDT | Actualisé 16/05/2013 05:12 EDT

JO - Le squash, prêt pour 2020 et les écrans TV, vante son patron mondial

Le squash, qui espère devenir sport olympique en 2020, compte sur ses efforts en direction des téléspectateurs pour faire aboutir cette fois sa candidature, a déclaré vendredi à l'AFP le président de sa Fédération mondiale, l'Indien Narayana Ramachandran.

Battu par le rugby à sept et le golf dans la course pour remplacer le baseball et le softball aux J0-2016 à Rio de Janeiro, le squash axe sa nouvelle campagne sur les changements pour être plus télévisuel, explique le président Ramachandran, arrivé à ce poste en 2008 et réélu en septembre dernier.

"C'est très différent de ce que c'était il y a deux ou trois ans. Les courts sont en verre, tout comme les planchers, qui sont éclairés. Les arbitres peuvent revenir sur l'action avec un oeil électronique, comme au cricket et au tennis, et un ralenti", souligne-t-il au téléphone depuis Londres.

"En résumé, nous avons davantage d'expérience des retransmissions télévisées, avec une équipe spécialisée qui va de compétition en compétition" et "nous pouvons dire que notre sport offre la plus grande qualité télévisuelle", insiste-t-il.

Cette fois-ci, le squash est en compétition pour une seule place aux JO-2020 avec sept autres disciplines, dont la lutte, qui mène un intense lobbying depuis que la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) a préconisé de l'exclure du programme de ces Jeux.

Le CIO ne retiendra que trois disciplines fin mai à Saint-Pétersbourg (Russie), et désignera l'heureuse élue lors de son Congrès à Buenos Aires, début septembre.

M. Ramachandran souligne aussi que le squash est un sport bon marché, en infrastructures et en équipement -"N'importe qui peut prendre une raquette, une balle, et taper contre un mur"- et qu'on peut mettre en scène dans des décors spectaculaires. Des tournois ont ainsi été organisés ces dernières années au pied des Pyramides d'Egypte, dans la gare de Grand Central à New York, ou dans le port de Hong Kong...

"Tout ce qu'il nous faut, c'est deux courts, que l'on peut installer dans des sites symboliques, quelle que soit la ville organisatrice des Jeux 2020, par exemple près de la Mosquée Bleue si c'est Istanbul, explique-t-il encore. Nous n'aurons que 64 participants, 32 hommes et 32 femmes, et 20 officiels, c'est donc très économique".

Le squash, en scène dans tous les autres grands Jeux continentaux, de l'Asie au Commonwealth, est devenu un sport réellement mondial, poursuit-il.

Et c'est enfin un sport qui n'a jusqu'ici pas souffert de problèmes de dopage, conclut celui qui a tourné le dos aux sports traditionnels en Inde, le cricket ou le hockey sur gazon, pour jouer au squash jusqu'à 60 ans, tout en reconnaissant n'avoir "pas été très bon".

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