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16/03/2013 03:55 EDT | Actualisé 16/05/2013 05:12 EDT

Les 10 documentaires du FIFA à ne pas rater

Capture d'écran

Le coup d’envoi de la 31e édition du Festival International du Film sur l’Art (FIFA) est maintenant lancé. Du 14 au 24 mars, le public aura le choix parmi une sélection imposante de 248 films venus des quatre coins du monde. Il y en a donc pour tous les goûts. Mais alors que choisir ? Voici une sélection des 10 films immanquables.

1 - Bolchoï, une renaissance

La mythique salle d’opéra située au cœur de Moscou a récemment fait parler d’elle. Une affaire scabreuse mettant en scène une danseuse étoile, son fiancé et le directeur des lieux et qui continue de faire les unes de tous les médias russes avec son lot quotidien de rebondissements. Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit avec le film de Denis Sneguirev, Bolchoï, une renaissance. En fait, l’œuvre s’intéresse plutôt au chantier du siècle qui a permis de sauver le théâtre de la décrépitude.

Ainsi durant six ans, architectes, ingénieurs et ouvriers se sont mobilisés pour un gigantesque remodelage débuté en 2005. Mêlant images en 3D, animation, entretiens et archives, le film passionnant fait revivre l’opéra de ses origines à nos jours, et montre que les enjeux de sa restauration vont bien au-delà de la simple préservation.

2 – La Fatwa — L’histoire de Salman (The Fatwa – Salman’s Story)

Salman Rushdie revient ici pour la première fois sur sa vie après sa condamnation à mort par l'ayatollah Khomeiny en 1989 à la suite de la publication de son roman «Les Versets sataniques». On y découvre le calvaire de sa fuite et les dix ans à se cacher dans la clandestinité. Le romancier n’était pas le seul sous la mire du régime iranien. En fait, tous ceux qui étaient proches de l’écrivain devenaient des cibles potentielles. Certains sont morts, tandis que d’autres ont réussi à survivre à des tentatives d’assassinats. Ce témoignage poignant coïncide d’ailleurs avec la publication de «Joseph Anton», ses mémoires.

3 – Salvador Dalí, génie tragi-comique

Sacré Salvador Dalí! Encore aujourd’hui, beaucoup se demandent si le dernier des surréalistes n’était pas tout simplement fou. Pas certain. L’artiste considéré au contraire comme l’un des plus grands peintres modernes du XXe siècle avait bien compris le rôle des médias. Il s’en est servi pour construire un personnage loufoque et hallucinatoire qui a fortement marqué la culture populaire. Le film explore cette personnalité unique à travers les multiples domaines artistiques investis par le créateur.

4 – Amy Winehouse — Le jour où elle est venue à Dingle (The Day She Came to Dingle)

Cet hommage émouvant à Amy Winehouse nous entraîne en décembre 2006. Avant l’alcool, la drogue, la folie du succès et sa mort à 27 ans seulement. La chanteuse maudite devint en deux albums une icône mondiale de la musique. Retour donc en 2006. Amy Winehouse se rend dans le sud-ouest de l’Irlande pour participer à Other Voices, une célèbre série de télévision irlandaise, tournée à Dingle. Sur la scène de l’église Saint-James, Amy séduit le public avec six chansons acoustiques de son album «Back to Black». Un moment important et d’une grâce infinie. Après avoir quitté la scène, détendue et heureuse, elle évoque sa musique et ses influences.

5 – La Crucifixion, le scandale sacré

On ne rigole pas avec le Crucifix. Les artistes qui ont osé y toucher ont souvent gouté au courroux des fanatiques. Le plasticien Serrano a vu son «Piss Christ» subir un acte furieux de vandalisme en 2007. L’Église s’est littéralement déchiré sa chemise à la vue du Christ représenté sur une chaise électrique et signé Paul Fryer. Et difficile d’oublier l’attentat de 1988 causant un décès et plusieurs blessés graves dans un cinéma parisien qui avait mis à l’affiche La dernière tentation du Christ du réalisateur Martin Scorsese. La Crucifixion, le scandale sacré tente de comprendre cet acharnement sur des œuvres artistiques certes sulfureuses, toutefois détachées de leur sens originel. Depuis des siècles, les religieux sont parvenus à faire du crucifix le symbole le plus fort de la chrétienté. Mais à quel prix ?

6 - Memphis, Tennessee — La ville qui a changé le monde (The City That Changed The World)

En 1954, Elvis Presley enregistre à Memphis son premier succès, «That’s All Right». Ce moment, qui marque traditionnellement la naissance du rock’n’roll, permet à la ville de s’imposer définitivement sur la scène musicale internationale. À Memphis, musiciens noirs et blancs font de la musique ensemble depuis longtemps, malgré la ségrégation raciale et l’assassinat de Martin Luther King. Le mouvement des droits civiques a défini l’identité de la River City. Aujourd’hui encore, B. B. King possède son propre club sur l’inoubliable Beale Street. Le film retrace la naissance et l’héritage de la musique américaine. Un voyage qui rend hommage à des artistes légendaires.

7 - Life Support - Marc Quinn

L’artiste britannique contemporain Marc Quinn construit un énorme jardin congelé à Milan en déposant une structure d’acier de plantes et de fleurs dans une vaste cuvette de silicone à -20 °C, où elles seront immédiatement métamorphosées en floraison perpétuelle. La fiction prend vite le pas sur la réalité, tandis que l’artiste est d’abord hypnotisé par le silicone, puis tombe accidentellement dans le réservoir lui-même. Comme son corps commence à congeler, une série de rêves bizarres et d’hallucinations le plongent dans son subconscient. Il entre dans une exposition sous-marine de ses sculptures et fait d’étranges rencontres dans des boucheries, boulangeries, bars, fonderies et ateliers... Une manière fantaisiste de présenter l’art actuel.

8 – Le boom des teen movie (The Teen Movie Boom)

Les teen movies ou films d’ados sont un genre cinématographique essentiellement américain ayant pour particularité de représenter des adolescents, leur environnement (école, famille, amis) et leurs problèmes dans des sociétés où le rite de passage formalisé n’existe plus. L’adolescence y est présentée comme une période cruciale de l’existence. Les Teen Movies ne sont pas seulement des films de série B, mais permettent d’aborder des thèmes plus sérieux que l’on retrouve depuis plus de 50 ans. De Rebel Without a Cause (1955) à The Social Network (2010), regard sur un genre à succès.

9 – La chasse aux sorcières (The Witch Hunt Is On)

«Êtes-vous ou avez-vous été communiste?» Voici la question à laquelle des millions d’Américains ont dû répondre pendant des années de paranoïa anticommuniste. Des campagnes «anti-rouges» aux films hollywoodiens, la propagande anticommuniste sera l’un des moteurs de la politique américaine. En 1947, alors que la guerre froide est officiellement déclarée et que le pays tremble sous la menace de la bombe atomique, le sénateur Joseph McCarthy comprend vite qu’il est facile de faire la une des journaux en accusant de communisme des vedettes de cinéma. C’est le début d’une chasse aux sorcières impitoyable. Elle influera sur les productions des studios de cinéma, divisera le paysage hollywoodien et contraindra de nombreuses vedettes à l’exil.

10 - George Harrison: Living in the Material World

Réalisé à partir de plus de 600 heures d’enregistrements vidéo, ce documentaire dresse le portrait de George Harrison. Divisée en deux parties, la première évoque l’ascension des Beatles, depuis leur première prestation à Hambourg et le début de la Beatlemania, jusqu’à leur période psychédélique et leur rencontre avec Maharishi, qui les initia à la méditation transcendantale. Celle-ci marqua surtout George Harrison, qui se consacra de plus en plus à la spiritualité. La deuxième partie se concentre sur son activité en solo après la séparation du groupe, son engagement humanitaire, sa vie de famille, son amitié avec Ravi Shankar, les Monty Python, ses succès musicaux. Les dernières séquences, à travers l’évocation de sa mort, ouvrent à une réflexion sur les valeurs spirituelles.