POLITIQUE
16/03/2013 11:23 EDT | Actualisé 16/05/2013 05:12 EDT

Des organismes en santé mentale demandent l'abandon des coupes à l'aide sociale

A studio shot of an emotionally distressed young woman sitting on the floor with her head in her arms
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A studio shot of an emotionally distressed young woman sitting on the floor with her head in her arms

MONTRÉAL - Des organismes communautaires en santé mentale ajoutent leur voix à la gronde des dernières semaines dénonçant les coupes annoncées à l'aide sociale par le gouvernement Marois.

L'Association des groupes d'intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ) et le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ) invitent la population à signer une pétition mise en ligne sur le site de l'Assemblée nationale qui exhorte le gouvernement à faire marche arrière. La pétition est parrainée par la députée de Gouin, la solidaire Françoise David.

Québec a l'intention de réduire les prestations d'aide sociale versées aux personnes âgées de 55 à 58 ans et aux couples avec enfants de moins de cinq ans. Le gouvernement péquiste a aussi prévu raccourcir la période maximale pendant laquelle un toxicomane sur l'aide sociale pourra être en hébergement.

Les deux regroupements questionnent cette décision du Parti québécois (PQ), soulignant que les personnes ciblées par les coupes peinent déjà subvenir à leur besoins avec les prestations d'aide sociale actuelles.

Une grande partie de la clientèle de l'AGIDD-SMQ et du RRASMQ sera affectée par les coupes, indique la directrice générale AGIDD-SMQ, Doris Provencher.

Selon Mme Provencher, il est dangereux de couper les vivres aux personnes en difficultés, sous prétexte de vouloir les inciter à se trouver un emploi. Les professionnels oeuvrant avec des clientèles en santé mentale sont parfois conscients de situations où les patients doivent faire un choix entre médicaments et nourriture, faute de moyens, précise-t-elle.

Les organismes signataires précisent aussi que les modifications proposées surviennent au moment même où le régime d'assurance-emploi subit des compressions majeures dictées par le gouvernement fédéral.