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16/03/2013 12:15 EDT | Actualisé 16/05/2013 05:12 EDT

Chypre: à défaut d'aide UE, les banques risquent "l'effondrement" (président)

Le président chypriote Nicos Anastasiades a annoncé qu'il s'adresserait à la nation dimanche au sujet du "douloureux" plan de sauvetage de 10 milliards d'euros conclu samedi à l'aube avec l'Union européenne.

M. Anastasiades, leader de droite élu le mois dernier, a souligné dans un communiqué le risque "d'effondrement" du système bancaire à défaut d'accord sur un prêt pour l'île au bord de la faillite. Le Parlement chypriote doit s'exprimer dimanche sur ce plan de sauvetage assorti de contreparties sans précédent.

Le président chypriote, de retour de Bruxelles samedi soir, doit rencontrer des dirigeants de partis politiques de l'île dans la soirée et se rendre dimanche matin au Parlement où une Assemblée plénière est prévue à 09H30 GMT selon l'agence de presse CNA.

"Nous avions le choix entre le scénario catastrophe d'une défaillance non contrôlée, et une gestion douloureuse mais contrôlée de la crise qui mette un terme définitif à l'incertitude", a indiqué M. Anastasiades dans un communiqué.

A défaut d'un accord avec les bailleurs de fonds, Union européenne, Banque centrale européenne et FMI, "tout le système bancaire se serait effondré, avec les conséquences que cela entraîne", a-t-il estimé, évoquant des milliers de faillites et "l'éventualité d'une sortie de l'euro".

"Outre un affaiblissement de Chypre, cela aurait entraîné une dévaluation de la monnaie de 40%", a-t-il souligné.

Selon M. Anastasiades, l'accord vise à éviter un second plan de sauvetage, tout en maintenant la dette à un niveau supportable et en encourageant une diminution du déficit.

"La solution que nous avons choisie est douloureuse, mais c'était la seule qui nous permettait de continuer nos vies sans remous", a-t-il martelé.

Bank of Cyprus, la première banque de Chypre, particulièrement affectée par son exposition à la crise grecque, a qualifié les décisions prises à Bruxelles de "douloureuses et surprenantes", estimant "parfaitement compréhensible que l'opinion publique soit inquiète".

Afin de réduire le montant emprunté pour éviter la faillite, les bailleurs de fonds internationaux ont demandé à Chypre d'instaurer une taxe exceptionnelle et inédite de 6,75% sur tous les dépôts bancaires en-deçà de 100.000 euros et de 9,9% au-delà de ce seuil, provoquant la colère des déposants.

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