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16/03/2013 10:40 EDT | Actualisé 16/05/2013 05:12 EDT

É.-U.: place aux jeunes pour la candidature présidentielle républicaine de 2016

OXON HILL, États-Unis - Deux mois seulement après le début du second mandat du président américain Barack Obama, les leaders républicains sont nombreux à vouloir diagnostiquer les problèmes de leur parti, tout en tentant de convaincre des militants conservateurs en prévision des primaires de 2016 où les candidats devraient être nombreux.

Les militants les plus conservateurs participant à la Conférence nationale d'action politique conservatrice, en banlieue de Washington, sélectionnaient déjà leurs favoris pour 2016.

Les milliers de militants qui ont participé à la rencontre ont donné une mince victoire au sénateur Rand Paul du Kentucky contre le sénateur de la Floride Marco Rubio dans leur sondage présidentiel sans prétention scientifique. M. Paul a obtenu 25 pour cent des voix, et M. Rubio, 23 pour cent.

L'ancien sénateur de la Pennsylvanie Rick Santorum, l'un des favoris des conservateurs sociaux qui s'est incliné aux mains de Mitt Romney dans la course à l'investiture républicaine, l'an dernier, s'est classé troisième avec huit pour cent.

MM. Rubio et Paul, qui en sont tous deux à leur premier mandat sénatorial, ont battu près de 20 gouverneurs et responsables élus qui ont défilé sur la scène pendant trois jours, dans le cadre de la conférence. Des appels passionnés à l'unité ont été lancés, alors que la vieille garde du parti et une nouvelle génération de leaders se sont affrontés à propos du futur du «Grand Old Party».

La forte compétition chez les républicains survient au moment où le rôle de M. Obama à la tête de son parti n'est aucunement remis en question. Même en regardant vers le scrutin national de 2016, il n'y a qu'un petit nombre de candidats démocrates potentiels qui attendent que l'ex-secrétaire d'État Hillary Clinton prenne une décision. Des démocrates concèdent qu'elle partirait avec une longueur d'avance pour remporter l'investiture de son parti si elle se présentait.

Il n'existe aucune certitude de ce genre du côté républicain, malgré le résultat du faux sondage.

Plus tôt cette semaine, M. Paul a insisté pour que les républicains adoptent une nouvelle direction politique.

«Le GOP du passé s'est asséché et s'est enlisé.»

Le sondage «de paille» n'offre pas vraiment plus qu'un petit moment de fierté pour M. Paul, qui est populaire auprès des conservateurs plus jeunes et davantage portés vers le libertarisme, eux qui sont venus en grand nombre à la conférence. Près de 3000 d'entre eux ont participé au coup de sonde en ligne, et plus de la moitié n'avaient pas encore 26 ans.