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15/03/2013 02:59 EDT | Actualisé 15/05/2013 05:12 EDT

La justice porte un coup au secret entourant les frappes de drones américains

FILE - In this Nov. 8, 2011 file photo, a Predator B unmanned aircraft taxis at the Naval Air Station in Corpus Christi, Texas. The Pentagon for the first time is considering scaling back the massive build-up of drones conducted in the past few years, both to save money and to adapt to new areas of operation, such as Asia, as the Afghanistan war winds down. The downsizing would not affect the current drone campaign against terror suspects in Afghanistan, Pakistan, Yemen and elsewhere. (AP Photo/Eric Gay, File)
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FILE - In this Nov. 8, 2011 file photo, a Predator B unmanned aircraft taxis at the Naval Air Station in Corpus Christi, Texas. The Pentagon for the first time is considering scaling back the massive build-up of drones conducted in the past few years, both to save money and to adapt to new areas of operation, such as Asia, as the Afghanistan war winds down. The downsizing would not affect the current drone campaign against terror suspects in Afghanistan, Pakistan, Yemen and elsewhere. (AP Photo/Eric Gay, File)

Une cour fédérale américaine a jugé vendredi que la CIA ne pouvait refuser de confirmer ou de nier posséder des données sur les frappes de drones américains, un coup porté au secret dont l'agence de renseignement entoure les opérations de ces appareils.

La cour d'appel de Washington a estimé que la position du gouvernement américain n'était plus justifiable, puisque le président Barack Obama et un de ses conseillers ont eux-mêmes reconnu publiquement ces frappes de drones visant des membres présumés d'Al-Qaïda à l'étranger.

La CIA avait estimé qu'elle n'avait pas à se conformer à une demande sur la liberté d'information émanant de l'association de défense des droits ACLU (American Civil Liberties Union). Selon l'agence, le simple fait de reconnaître qu'elle avait des documents sur ces opérations pourrait mettre en danger la sécurité nationale.

La décision prise vendredi par les trois juges fédéraux ouvre la voie à de nouvelles batailles judiciaires autour de cette question.

Evoquant de récentes déclarations de Barack Obama et John Brennan, alors un de ses conseillers pour la sécurité nationale et aujourd'hui directeur de la CIA, la cour estime qu'il n'est "ni logique, ni crédible que la CIA maintienne qu'elle révèlerait quelque chose qui n'est pas déjà dans le domaine public" en admettant qu'elle est partie prenante dans ces frappes de drones.

L'ACLU a salué une "victoire" dans sa bataille pour faire lever le secret qui entoure ces opérations, entamées sous la présidence de George W. Bush et encore plus fréquentes depuis que Barack Obama est entré à la Maison Blanche.

"Les gens ont le droit de savoir qui le gouvernement tue, et pourquoi, et dans quels pays, et sur l'ordre de qui", a déclaré Jameel Jaffer, directeur juridique adjoint de l'ACLU.

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