POLITIQUE
15/03/2013 04:29 EDT | Actualisé 14/05/2013 05:12 EDT

Redevances minières: début du forum ce matin

Radio-Canada

EN DIRECT Le Forum sur les redevances minières du gouvernement Marois s'ouvre vendredi matin, à Montréal.

En entrevue à Radio-Canada avant la tenue de l'événement, la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a admis qu'il serait très étonnant d'en arriver à un consensus entre le gouvernement et les minières sur une nouvelle formule pour hausser les redevances.

La ministre Ouellet a d'ailleurs réitéré que l'objectif de Québec était un « meilleur partage de la richesse ».

Présentement, seuls les profits nets des minières sont taxés par le gouvernement. Les libéraux de Jean Charest ont fait passer ce taux de 12 % à 16 % en 2010.

Un an plus tôt, un rapport accablant du vérificateur général de l'époque, Renaud Lachance, avait révélé que 14 sociétés minières n'avaient versé aucune redevance au gouvernement québécois entre 2002 et 2008, alors qu'elles produisaient pour une valeur brute de 4,2 milliards de dollars de minerai.

Dans le cadre du Forum, la ministre Ouellet privilégie un régime hybride, qui taxerait les profits des minières et qui imposerait une taxe plancher équivalant à un certain pourcentage de la valeur du minerai extrait. En réponse à l'industrie, qui réclame un régime de redevances « stable et prévisible », la ministre a affirmé lors du Forum que les communautés locales devaient aussi bénéficier de stabilité et de prévisibilité. Pour cela, il faut « recréer » le lien de confiance avec les citoyens, a-t-elle précisé.

La présidente-directrice générale de l'Association minière du Québec, Josée Méthot, a quant à elle rappelé que les gisements québécois sont généralement moins denses que ceux exploités dans d'autres pays et que leurs coûts d'exploitation sont plus élevés en raison notamment de leur éloignement des grands marchés. Selon elle, ce n'est pas au Québec qu'on peut dicter les règles du jeu de l'industrie minière mondiale.

Lors de sa présentation, l'associé Renault-François Lortie de la firme KPMG-Secor a mentionné que les compagnies minières veulent un taux de rendement de 15 et 20 % pour leurs projets. D'après lui, de telles occasions d'affaires sont plutôt rares au Québec et elles le deviendraient encore davantage si une taxe sur le minerai extrait était imposée.

L'événement se poursuit samedi avec des débats d'experts.

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