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15/03/2013 01:56 EDT | Actualisé 15/05/2013 05:12 EDT

Menace nord-coréenne: le système antimissile américain renforcé

WASHINGTON - En réaction aux récentes menaces de frappes nucléaires proférées par la Corée du Nord à l'endroit des États-Unis, l'administration Obama a décidé d'ajouter 14 intercepteurs à son système de défense antimissile sur la côte ouest.

Le Pentagone a annoncé vendredi un investissement d'un milliard $ US pour l'ajout de ces intercepteurs afin de pallier les progrès nord-coréens qualifiés de «plus rapides que prévus» en matière de puissance nucléaire.

Le secrétaire de la Défense des États-Unis, Chuck Hagel, a affirmé lors d'une conférence de presse à Washington qu'il était déterminé à assurer la protection du territoire américain.

Il a néanmoins reconnu que les intercepteurs déjà en place pour assurer une défense contre de potentiels tirs de missiles nord-coréens avaient très mal paru lors des tests de performance.

Le Pentagone prévoit ajouter les 14 nouveaux intercepteurs aux 26 déjà en place en Alaska. Quatre autres se trouvent en territoire californien. Cet ajout permettra aux États-Unis d'avoir une capacité encore plus importante d'abattre des missiles en plein vol.

Les dernières bravades en provenance de Corée du Nord ont exacerbé la tension — déjà vive — entre les deux nations. Pyongyang a récemment menacé de transformer Séoul en «mer de feu» et de mener des attaques nucléaires préventives contre Washington.

«Notre objectif, c'est d'avoir une longueur d'avance sur les menaces, et de continuer à nous assurer que nous sommes en avance sur les capacités éventuelles de l'Iran ou de la Corée du Nord en ce qui a trait aux programmes de missiles balistiques intercontinentaux», a résumé James Miller, sous-secrétaire à la Défense responsable des politiques.

Le système antimissile américain a été mis en place en 2004 sous l'administration de l'ancien président George W. Bush. La mise en place des nouveaux intercepteurs devrait être complétée en septembre 2017, mais ceux-ci ne seront pas déployés tant qu'ils n'auront pas été adéquatement mis à l'épreuve, a indiqué Chuck Hagel.