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15/03/2013 02:21 EDT | Actualisé 15/05/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis vont annoncer un renforcement de leur défense antimissile

Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel s'apprête à annoncer vendredi un renforcement de la défense antimissile américaine "en réponse à la menace croissante représentée par la Corée du Nord", a affirmé vendredi à l'AFP un responsable de l'administration.

Le patron du Pentagone doit faire une "annonce sur la défense antimissile" à 15H00 (19H00 GMT), a annoncé le département de la Défense sans plus de précisions.

Cette annonce pourrait concerner le renforcement des capacités antimissiles américaines sur la côte ouest des Etats-Unis, via des missiles "intercepteurs basés à terre" (GBI).

Trente d'entre eux sont déjà déployés sur les bases de Fort Greely en Alaska et celle de Vandenberg en Californie.

"Nous avons la capacité de rapidement déployer 14 missiles intercepteurs basés à terre si besoin", a laissé entendre le numéro trois du Pentagone, James Miller, lors d'une intervention devant l'Atlantic Council mardi.

Le missile GBI est destiné à intercepter les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM). Il emporte un "véhicule exo-atmosphérique" qui une fois lâché se précipite vers le missile pour le percuter.

Le système antimissile américain compte également des missiles SM3 embarqués à bord de navires Aegis ou encore des missiles Patriot et THAAD, qui sont eux transportables.

"Les annonces publiques retentissantes de la Corée du Nord soulignent le besoin pour les Etats-Unis de continuer à prendre des mesures de précaution pour mettre en échec tout ICBM nord-coréen futur", selon M. Miller.

Pyongyang ne dispose pas à ce stade de capacité balistique intercontinentale. Mais la Corée du Nord a procédé avec succès en décembre au lancement d'une fusée, à vocation spatiale selon Pyongyang, en réalité un tir d'essai d'un missile de longue portée selon les Occidentaux, et, deux mois plus tard, a réalisé un troisième essai nucléaire, suscitant la colère de la communauté internationale.

Depuis, la tension n'a fait que croître sur la péninsule coréenne, Pyongyang dénonçant l'armistice de 1953 et brandissant la menace d'une "frappe nucléaire préventive" contre les Etats-Unis.

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