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15/03/2013 09:27 EDT | Actualisé 15/05/2013 05:12 EDT

Le Vatican réagit avec vigueur à une campagne «diffamatoire» contre le pape

VATICAN, État de la Cité du Vatican - Le Vatican a réagi avec colère, vendredi, à ce qu'il a qualifié de campagne «diffamatoire» lancée par une «aile gauche anticléricale» contre le pape François, dont les actions pendant le règne de la junte militaire entre 1976 et 1983 en Argentine ont fait l'objet de nombreuses critiques.

Comme de nombreux Argentins, Jorge Mario Bergoglio n'a pas critiqué ouvertement la dictature meurtrière, mais les défenseurs des droits humains n'arrivent pas à s'entendre sur son niveau de responsabilité.

Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a noté qu'un prêtre jésuite enlevé et torturé par la junte militaire dans un dossier impliquant l'ancien cardinal avait affirmé s'être réconcilié avec ce dernier.

Le père Lombardi a également fait remarquer que les tribunaux argentins n'avaient jamais accusé Jorge Mario Bergoglio de quelque crime que ce soit. Au contraire, a-t-il plaidé, des preuves démontrent que le nouveau pape a tout mis en oeuvre pour protéger la population des sévices de la junte militaire.

Jorge Mario Bergoglio, qui est devenu le pape François mercredi, était responsable des Jésuites en Argentine au moment où deux de ses prêtres, Francisco Jalics et Orlando Yorio, ont été enlevés par les autorités.

Monseigneur Bergoglio affirme qu'il avait demandé aux deux hommes de mettre fin à leur oeuvre dans les bidonvilles, mais qu'ils ont refusé.

Le père Yorio, qui est maintenant décédé, a plus tard accusé monseigneur Bergoglio de les avoir essentiellement livrés aux escadrons de la mort en refusant d'endosser publiquement leur travail.

Monseigneur Bergoglio a confié à son biographe officiel, plusieurs années plus tard, être intervenu personnellement auprès du dictateur Jorge Videla pour obtenir leur libération.

Le père Jalics, qui vit maintenant dans un monastère allemand, avait toujours refusé de parler de ces événements. Mais dans un communiqué publié vendredi, il affirme s'être réconcilié avec monseigneur Bergoglio plusieurs années après son enlèvement.

«Ce n'est que plusieurs années plus tard que nous avons eu la chance de jaser avec le père Bergoglio (...), de discuter de ces événements, a dit le père Jalics vendredi. Après cela, nous avons célébré la Messe ensemble et nous nous sommes étreints solennellement. Je me suis réconcilié avec ces événements et je considère que le dossier est clos.»

Le père Jalics est maintenant âgé de plus de 80 ans. Il a ajouté être incapable de commenter plus avant le rôle joué par le père Bergoglio dans cette affaire.

Plusieurs militants argentins des droits de la personne confirment que le père Bergoglio n'a jamais collaboré avec la dictature, tandis que d'autres lui reprochent de ne pas s'y être opposé plus farouchement.

Le Vatican a réagi avec colère, dénonçant une campagne «diffamatoire» lancée contre le pape par une «aile gauche anticléricale».

Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a rappelé que les tribunaux argentins n'ont jamais déposé d'accusations contre monseigneur Bergoglio et qu'au contraire, les preuves démontrent qu'il a tout mis en oeuvre pour protéger la population des sévices de la junte militaire.