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15/03/2013 04:35 EDT | Actualisé 15/05/2013 05:12 EDT

Le rythme des procès des Khmers Rouges doit s'accélérer, dit Washington

WASHINGTON - La mort du confondateur des Khmers Rouges au Cambodge, Ieng Sary, met en lumière l'importance de traduire rapidement devant la justice les dirigeants du régime communiste qui a fait environ 1,7 million de victimes au Cambodge à la fin des années 1970, selon les États-Unis.

La porte-parole du département d'État américain, Victoria Nuland, a souligné que Washington continuait à soutenir les efforts du tribunal cambodgien, appuyé par les Nations unies, afin de sanctionner ceux qui sont responsables de ces atrocités.

Victoria Nuland a dit souhaiter un processus «expéditif» et «exhaustif».

Ieng Sary, qui est décédé jeudi à l'âge de 87 ans, était l'un des trois ex-leaders des Khmers Rouges à subir un procès au tribunal installé au Cambodge. Malgré un financement d'environ 150 millions, la cour a abouti à une seule condamnation.

Les deux autres sont l'ancien chef d'État Khieu Samphan, 81 ans, et l'ex-idéologue en chef Nuon Chea, 86 ans. Leur état de santé est fragile; ils ont tous deux été victimes d'accidents vasculaires cérébraux.

Ieng Sary était le beau-frère du leader du régime, Pol Pot. Son procès pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide s'était ouvert en 2011. Hospitalisé le 4 mars, il aurait succombé à une insuffisance cardiaque avant la fin des procédures.