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15/03/2013 03:17 EDT | Actualisé 15/05/2013 05:12 EDT

Le pétrole termine en hausse à New York, aidé par la baisse du dollar

Les cours du pétrole ont terminé en hausse vendredi à New York, portés par la baisse du dollar qui rendait les achats de brut plus attractifs, dans un marché digérant des chiffres économiques contrastés aux Etats-Unis, le premier consommateur mondial d'or noir.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril a avancé de 42 cents à 93,45 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le recul marqué du billet vert", sur fond d'un regain d'appétit des marchés financiers pour les actifs jugés plus risqués que le dollar, "a nettement aidé le prix du brut" vendredi, a estimé Michael Lynch, de Strategic Energy and Economic Research.

En effet, plus le dollar est faible, plus les actifs libellés dans cette monnaie comme le brut, deviennent attractifs pour les acheteurs munis d'autres devises.

D'autre part, la perspective d'une embellie économique aux Etats-Unis, renforcée dans la matinée par l'annonce d'un net rebond de la production industrielle américaine en février, a soutenu les cours.

Cependant, "la chute inattendue du moral des ménages américains", selon un indice de confiance des consommateurs de mars publié vendredi par l'Université du Michigan, "a freiné l'ascension du marché", a noté M. Lynch.

La consommation est l'un des ressorts essentiels de la croissance américaine et des signes de faiblesse dans ce domaine tendent à inquiéter les opérateurs concernant les perspectives de demande en brut du géant américain.

Pour James Williams, de WTRG Economics, "des craintes d'un regain de tensions avec l'Iran" ont aussi aidé les cours pétroliers.

"Quoi qu'il dise, la visite prévue du président américain Barack Obama en Israël ne manquera pas d'attiser ces craintes", le marché anticipant un durcissement de la position des Etats-Unis face à l'Iran et son programme nucléaire controversé.

M. Obama a affirmé jeudi à des médias israéliens que l'Iran pourrait se doter de l'arme nucléaire dans "un peu plus d'un an". Il s'agit de sa première allusion à un délai aussi précis et cela "montre que toutes les options sont ouvertes", selon les experts de Commerzbank.

Citant des sources industrielles, ces analystes ont par ailleurs estimé que "les exportations de brut en provenance d'Iran devraient reculer de 25% en mars, en rythme annuel, et attendre leur plus bas niveau depuis le début de la mise en place de sanctions" occidentales contre Téhéran visant à contrer son programme nucléaire.

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