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15/03/2013 09:26 EDT | Actualisé 15/05/2013 05:12 EDT

Le pétrole monte à New York, porté par l'optimisme des marchés financiers

Les cours du pétrole ont entamé la séance en hausse vendredi à New York, portés par un regain d'optimisme des investisseurs, dans le sillage du marché actions américain, et par les craintes d'une hausse des tensions au Moyen-Orient risquant de perturber l'approvisionnement en brut.

Vers 13H10 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril prenait 51 cents à 93,54 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Après avoir subi des fortes chutes au cours des dernières semaines, le brut tente finalement rattraper en route la course en avant de Wall Street et de ses indices Dow Jones (Industrial Average) et S&P 500 qui ne cessent de monter", sur fond d'embellie économique américaine, a noté Matt Smith, de Schneider Electric.

Après des "bonnes données sur l'emploi américain et des ventes au détail encourageantes cette semaine, les indicateurs publiés ce matin, relativement en ligne, n'ont pas freiné ce regain d'optimisme" observé sur les marchés financiers américains, a-t-il poursuivi.

Si les prix à la consommation aux Etats-Unis ont connu en février leur hausse la plus forte en plus de trois ans et demi sous l'effet en grande partie de la remontée des cours du pétrole, "cela ne constitue en rien une inquiétude", a estimé M. Smith, pour qui l'inflation reste sous contrôle.

D'autre part, l'activité manufacturière de la région de New York a légèrement ralenti, selon l'indice Empire State de mars, publié vendredi par la banque centrale américaine, mais ce recul était moins prononcé qu'attendu.

Bénéficiant également de la tendance haussière des marchés, "le dollar baissait nettement contre l'euro" notamment, a noté Robert Yawger, de Mizuho Securities, ce qui accentuait l'avance des cours de l'or noir.

En effet, plus le dollar recule, plus les actifs, libellés dans cette monnaie comme le brut, deviennent attractifs pour les acheteurs munis d'autres devises.

Les cours, en particulier du Brent, étaient aussi soutenus par "des risques pesant sur l'approvisionnement alors que le président américain Barack Obama a déclaré, à une semaine d'une visite en Israël, que l'Iran pourrait se doter de l'arme nucléaire dans un peu plus d'un an", ont souligné les experts de Commerzbank.

Il s'agit de sa première allusion à un délai aussi précis pour mettre un terme au programme nucléaire iranien, et cela "montre que toutes les options sont ouvertes", ont continué les experts.

Citant des sources industrielles, les analystes estiment par ailleurs que "les exportations de brut en provenance d'Iran devraient reculer de 25% en mars, en rythme annuel, et attendre leur plus bas niveau depuis le début de la mise en place de sanctions" occidentales contre Téhéran visant à contrer son programme nucléaire.

ppa/jum