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15/03/2013 05:13 EDT | Actualisé 15/05/2013 05:12 EDT

La CIA devra à nouveau défendre la confidentialité de son programme de drones

WASHINGTON - La CIA devra à nouveau défendre sa décision de garder secrètes les informations sur son programme de drones après qu'une cour d'appel eut annulé une décision permettant à l'agence d'espionnage américaine de refuser de partager des renseignements à ce sujet.

Un juge d'un tribunal fédéral inférieur s'était rangé du côté de la CIA et avait rejeté une poursuite déposée par l'Association américaine pour les libertés civiles, qui cherchait à obtenir les rapports portant sur ce controversé programme.

En réponse à la demande d'accès à l'information de l'organisation, la CIA avait soutenu que le simple fait de confirmer l'existence de rapports sur le programme de ces drones sans équipage, qui servent à liquider des suspects de terrorisme, pourrait mener à la divulgation de renseignements confidentiels.

En vertu du jugement de vendredi, le dossier se retrouvera de nouveau devant le tribunal inférieur, où l'agence américaine devra de nouveau tenter de faire valoir que les rapports sur le programme de drones ne sont pas soumis aux dispositions de la loi américaine sur l'accès à l'information.

Depuis qu'il a été élu, en 2009, le président Barack Obama a intensifié les attaques de drones contre les talibans et les militants d'al-Qaïda, notamment à la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan.

Ces frappes ont suscité une controverse grandissante en raison du secret entourant le programme et des allégations à l'effet qu'elles auraient fait de nombreuses victimes civiles — des affirmations niées par l'administration Obama.

Vendredi, le chef d'une équipe des Nations unies ayant mené une enquête sur les victimes présumées de ces attaques au Pakistan a déclaré, après une visite secrète au pays, que ces frappes violaient la souveraineté pakistanaise.

Selon Ben Emmerson, rapporteur spécial des Nations unies sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés dans la lutte antiterroriste, le gouvernement pakistanais a clairement indiqué qu'il n'était pas en accord avec ces attaques, contrairement à ce qu'ont déjà affirmé des responsables américains.