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15/03/2013 09:57 EDT | Actualisé 15/05/2013 05:12 EDT

Energies "vertes": Obama veut 2 milliards de dollars pour la recherche

Le président des Etats-Unis Barack Obama va proposer vendredi de consacrer deux milliards de dollars à la recherche fondamentale sur les énergies "vertes", une mesure qui devra passer l'obstacle du scepticisme des républicains du Congrès.

M. Obama va se rendre en milieu de journée au laboratoire national d'Argonne (Illinois, nord) près de Chicago, pour développer l'idée d'un "fonds de sécurité énergétique" énoncée pour la première fois lors de son discours sur l'état de l'Union le 12 février.

Ce fonds, dont le financement de deux milliards de dollars sur dix ans proviendrait des dividendes des concessions pétrolières et gazières dans les zones maritimes contrôlées par l'Etat fédéral, permettrait selon l'administration Obama de doper la recherche pour "améliorer les technologies d'avenir et les rendre moins coûteuses".

Le 12 février, M. Obama avait appelé le Congrès à "faire plus pour combattre le changement climatique", avertissant qu'en l'absence d'avancées significatives sur le sujet, il procéderait par décrets.

Peu après son arrivée au pouvoir en 2009, M. Obama avait proposé un ambitieux projet de loi sur l'énergie et le climat visant à réduire sensiblement les émissions de CO2 des Etats-Unis, deuxième émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine. Mais il s'était vite heurté à l'hostilité d'une large partie du Congrès et avait fait machine arrière.

Quatre ans plus tard, les perspectives du passage d'une législation sur les énergies "vertes" sont encore plus faibles: la Chambre des représentants, qui détient les cordons de la bourse du budget fédéral, est dominée depuis 2011 par les adversaires républicains de M. Obama.

Ces derniers, renforcés par des élus démocrates d'Etats gros producteurs d'énergies fossiles comme la Louisiane (sud) et la Virginie-Occidentale (est), refusent en particulier de s'attaquer aux niches fiscales dont jouissent les entreprises du secteur pétrolier.

L'appel de M. Obama aux investissements intervient aussi à un moment délicat pour le budget fédéral, soumis depuis début mars à une cure d'austérité forcée vu l'incapacité des élus à s'entendre sur une stratégie de réduction des déficits.

tq/are