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15/03/2013 03:28 EDT | Actualisé 15/05/2013 05:12 EDT

Corée du Nord: le Pentagone renforce sa défense antimissile aux Etats-Unis

Les Etats-Unis vont renforcer leur défense antimissile en déployant 14 intercepteurs supplémentaires, en sus des 30 missiles déjà installés sur leur territoire, a annoncé vendredi le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel.

Cette mesure vise à "conserver une longueur d'avance" sur les menaces posées par l'Iran et surtout la Corée du Nord, qui a effectué en décembre un tir réussi de missile balistique selon les Occidentaux et réalisé un troisième essai nucléaire en février, selon M. Hagel.

Ces 14 missiles supplémentaires, appelés "intercepteurs basés à terre" (GBI), seront déployés d'ici 2017, a précisé le ministre. Les 30 intercepteurs déjà déployés se trouvent sur les bases de Fort Greely en Alaska et de Vandenberg en Californie.

Le missile GBI est destiné à intercepter les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM). Il emporte un "véhicule exo-atmosphérique" qui une fois lâché se précipite vers le missile pour le percuter.

Washington va également "restructurer" ses missiles SM3, un autre type de missile antimissile embarqué à bord de destroyers ou de croiseurs Aegis, qui constituent l'une des composantes de la défense antimissile américaine.

Enfin, le secrétaire Hagel a annoncé une étude environnementale pour identifier un éventuel nouveau site pour des missiles GBI aux Etats-Unis, dont il n'a pas précisé la localisation.

Des élus républicains du Congrès ont demandé l'an passé l'installation d'un tel site sur la côte Est des Etats-Unis.

"Les annonces publiques retentissantes de la Corée du Nord soulignent le besoin pour les Etats-Unis de continuer à prendre des mesures de précaution pour mettre en échec tout ICBM nord-coréen futur", a expliqué plus tôt cette semaine le numéro trois du Pentagone, James Miller.

Pyongyang ne dispose pas à ce stade de capacité balistique intercontinentale mais a "montré des progrès dans la mise au point d'une technologie de missile à longue portée", selon Chuck Hagel.

Depuis le tir d'un missile en décembre et le nouvel essai nucléaire nord-coréen, la tension n'a fait que croître sur la péninsule coréenne, Pyongyang dénonçant l'armistice de 1953 et brandissant la menace d'une "frappe nucléaire préventive" contre les Etats-Unis.

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