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14/03/2013 02:36 EDT | Actualisé 13/05/2013 05:12 EDT

Projet Montréal accuse Louise Harel d'incompétence financière

Le parti Projet Montréal de Richard Bergeron a révélé jeudi matin que le parti Vision Montréal, dirigé par Louise Harel, avait utilisé plus de 166 000 $ en fonds publics pour rembourser les intérêts sur sa dette électorale de 2009.

Trois ans après la dernière élection municipale, le parti de Louise Harel traîne une dette de près de 580 000 $. Les frais d'intérêts dépassent maintenant les 166 000 $.

Pour se soulager de ce poids financier, le parti utilise les fonds qui lui sont alloués par la Ville.

À la lumière de ce constat, le leader de Projet Montréal au Conseil municipal, Marc-André Gadoury, s'interroge quant aux capacités de Louise Harel à diriger la Ville si elle devait être élue à la mairie en novembre prochain. Si le parti n'avait pas accès au fonds public, il aurait fait faillite aujourd'hui, conclut M. Gadoury.

Projet Montréal admet que la démarche est légale, mais considère qu'elle n'est pas éthique.

Grâce à une demande d'accès à l'information, le parti de Richard Bergeron a aussi découvert ce qu'il juge être des irrégularités dans l'administration du parti de Mme Harel. Vision Montréal aurait demandé un remboursement de 200 $ pour de l'alcool lors du cocktail d'Étienne Brunet, du district du Sault-au-Récollet, et aurait demandé à la ville de rembourser des frais pour sept chèques sans fonds.

Marc-André Gadoury affirme que Mme Harel approuve des dépenses de type « bar ouvert ».

De plus, Projet Montréal demande au Directeur général des élections du Québec d'enquêter sur la facture d'un designer, en mars 2013, lors de la campagne dans le Vieux-Rosemont. Cette facture a été remboursée par des frais de Recherche et de secrétariat alors qu'elle aurait dû être comptabilisée dans le budget des dépenses électorales.

Pour sa part, Vision Montréal rétorque que le parti de Richard Bergeron lui cherche des poux parce qu'il est désespéré, à huit mois des élections municipales. Le parti de Louise Harel ajoute qu'il s'interroge lui-même sur certaines opérations financières de Projet Montréal.

Avec les informations d'Yvan Côté