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14/03/2013 04:55 EDT | Actualisé 14/05/2013 05:12 EDT

L'Impact cherchera à remettre à son avantage la rivalité avec le TFC

MONTRÉAL - On parle abondamment de la rivalité entre l'Impact et le Toronto FC. Et pourtant, le onze montréalais a offert certains de ses plus piètres efforts contre la formation torontoise, l'an dernier.

Ce qui a donné l'impression qu'une bonne partie des joueurs — en majorité nés ailleurs qu'au Québec et au Canada — étaient indifférents à un enjeu qui avait pourtant une valeur énorme aux yeux des «locaux», qu'il s'agisse du milieu de terrain Patrice Bernier ou du président Joey Saputo.

C'est une impression qui s'est imprégnée d'une manière claire parce qu'en plus de se contenter d'une fiche de 1-1-1 en saison régulière contre la pire équipe dans la conférence de l'Est — y compris un revers de 3-0 au stade Saputo —, l'Impact n'a marqué aucun but contre le TFC à ses deux matchs du championnat canadien (0-0 à Montréal et 0-2 à Toronto).

Mais ce n'était pas le cas, a assuré Bernier, jeudi, à l'approche du match d'ouverture locale que l'Impact disputera au TFC, samedi, au Stade olympique.

«Le premier match contre Toronto, on avait bien fait et on l'avait gagné (2-1 au Stade olympique), et ensuite ils ont réalisé qu'ils n'allaient pas avoir le ballon contre nous et ils ont décidé de jouer de manière plus défensive. Et nous, on n'a jamais trouvé la recette pour réagir à ça, a expliqué le no 8 de l'Impact. C'est nous qui n'avons pas réussi à trouver l'option B et à être plus créatifs. Mais cette année, on est très fort défensivement et en contre-attaque. Je m'attends à ce que ce soit différent.»

«Il faut tout réorganiser mentalement pour que dans leur tête, les joueurs prennent conscience que ça va être un match très difficile contre un adversaire qui veut nous battre à tout coup, a affirmé l'entraîneur adjoint Mauro Biello. Et nous, il faut avoir la même mentalité. Il ne faut pas leur donner d'espoir dans le match.»

À titre d'ancien joueur de l'Impact, Biello a une connaissance intime de la rivalité Montréal-Toronto. C'est d'ailleurs le cas de tout joueur ontarien ou québécois qui atteint les rangs professionnels.

«Pour moi, la rivalité, ça remonte jusqu'aux Championnats canadiens en clubs et en sélections provinciales, a indiqué Bernier. Puis, en équipe nationale, on se nargue toujours un peu, les gars de Toronto et Montréal.»

«La rivalité Toronto-Montréal, je l'ai vécue presque toute ma vie, a de son côté déclaré Ashtone Morgan, défenseur de 22 ans qui en à sa troisième saison avec le TFC, lors d'un entretien téléphonique. C'est programmé en moi depuis que je joue chez les moins de 14 ans. Quand tu affrontes une équipe de Montréal ou du Québec, tu ne peux pas perdre, c'est une question d'honneur et de fierté.»

Le résultat, c'est qu'une équipe torontoise qui était en route vers la pire saison de son histoire, l'an dernier, n'a pas eu l'air de ça contre l'Impact en 2012.

«Nous n'avons pas eu une grande saison l'an dernier, mais quand vient le temps d'affronter nos rivaux, c'est complètement différent, a souligné Morgan. Nous oubliions tout le reste quand venait le temps d'affronter Montréal, parce nous voulions obtenir cette victoire, peu importe le prix à payer, afin de pouvoir dire jusqu'au match suivant que nous avons eu le haut du pavé.»

La dynamique pourrait être différente cette année, du moins en vue du match de samedi. L'Impact est une équipe transformée, tandis que le Toronto FC est déjà en avance sur ses résultats de l'an dernier avec une victoire en deux sorties.

«Ils ont une nouvelle équipe, plusieurs nouveaux joueurs et de nouveaux entraîneurs. Ils ont obtenu une victoire à domicile qui leur a donné de l'élan. Ce sont deux équipes confiantes qui vont s'affronter», a souligné Bernier.

L'Impact devra par ailleurs veiller à ne pas tomber dans le piège des équipes qui connaissent une baisse de régime lorsqu'elles reviennent à domicile après un séjour fructueux à l'étranger. L'entraîneur-chef, Marco Schällibaum, a promis qu'il y verrait.

«Je l'ai déjà dit aux joueurs, c'est important qu'on ne lâche pas. Je leur avait déjà dit, avant le match à Portland, qu'il faut toujours confirmer les bonnes choses et ils ont confirmé. Je leur ai également dit que si on lâchait de 25 pour cent, ça ne suffirait pas pour gagner quand même. Et c'est la même chose contre Toronto. Si on n'est pas 100 pour cent prêt à souffrir, à s'investir aussi... Ça va être très dur, mais j'ai vraiment confiance en mon équipe. Je sais que les joueurs vont faire tout pour être prêts à 100 pour cent.»