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14/03/2013 03:15 EDT | Actualisé 14/05/2013 05:12 EDT

Le pétrole finit en hausse à New York, porté par un bon chiffre américain

Les cours du pétrole ont terminé en hausse jeudi, aidés par un chiffre de l'emploi de bon augure pour la vigueur des Etats-Unis, le premier consommateur mondial de brut, et par un accès de faiblesse du billet vert en cours de séance.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril a gagné 51 cents à 93,03 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Après avoir été pénalisés par la solidité du billet vert en tout début de séance, les cours du pétrole "ont profité d'un regain d'appétit des opérateurs pour les actifs risqués", dans le sillage des autres marchés financiers, et notamment du marché actions américain, a noté David Bouckhout, de TD Securities.

Ce regain d'optimisme s'est traduit par un rebond des devises jugées plus risquées contre le dollar, "ce qui a accentué le rebond des cours de l'or noir", a poursuivi M. Bouckhout.

Moins le billet vert est fort, plus les matières premières libellées en dollars, comme le brut, sont attractives pour les acheteurs munis d'autres devises.

L'amélioration du paysage économique aux Etats-Unis, en particulier dans le secteur de l'emploi, était à la source de cette embellie, selon les analystes.

Les autorités américaines ont ainsi fait part jeudi d'une décrue inattendue des nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis pour la troisième semaine consécutive début mars.

Elles ont atteint leur plus faible niveau depuis le 19 janvier, lorsque cet indicateur avait touché un plus bas en cinq ans.

Ces statistiques étaient de bon augure pour la demande en brut du premier consommateur mondial de pétrole, a souligné John Kilduff, de Again Capital.

Des inquiétudes "liées à la publication de rapports de l'AIE (Agence internationale de l'énergie) et du département de l'Energie américain limitaient cependant la hausse des cours", a noté Matt Smith, de Schneider Electric.

L'AIE, qui émane de l'OCDE et rassemble la plupart des pays développés, a ainsi revu à la baisse mercredi ses prévisions de demande pétrolière mondiale pour 2013. L'organisation table désormais sur une demande de pétrole brut de 90,6 millions de barils par jour (mbj) cette année, soit 60.000 barils de moins qu'en février.

La hausse des cours de l'or noir a aussi été freinée par la hausse plus forte qu'attendu des réserves de brut américaines lors de la semaine achevée le 8 mars.

Le département américain de l'Energie (DoE) a fait état d'une progression des stocks de brut légèrement plus prononcée que prévu sur cette période, de 2,6 millions de barils.

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