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14/03/2013 05:20 EDT | Actualisé 14/05/2013 05:12 EDT

Le nouveau gouvernement tunisien attendu au tournant (presse)

Le nouveau gouvernement tunisien dirigé par l'islamiste Ali Larayedh, qui prend formellement ses fonctions jeudi, n'a "pas le droit à l'erreur", relève la presse, soulignant les graves défis sociaux, politiques et sécuritaires qui doivent être résolus.

"Feu vert mais pas droit à l'erreur", titre le Quotidien, au lendemain du vote de confiance des députés de l'Assemblée nationale constituante.

Ce journal souligne que "les intentions sont bonnes" au sein de la coalition, regroupant islamistes d'Ennahda et deux partis laïques et indépendants, mais que M. Larayedh, dans son discours de politique générale, "n'a fait que répéter à l'envi des slogans et des objectifs sans présenter de programme politique précis".

"Le fond et le contenu restent désespérément vagues (...) Croisons les doigts et attendons de voir pour juger sur pièces. Le temps des miracles n'est peut-être pas encore révolu", note le Quotidien.

Pour La Presse, le gouvernement doit sortir d'un "cercle vicieux" car il doit "relancer l'investissement pour créer de l'emploi alors que le manque d'emploi génère lui-même l'instabilité dans le pays qui à son tour inhibe les investisseurs".

La Tunisie est confrontée à une économie anémique où le chômage et la misère font des ravages, déclenchant régulièrement des violences alors que ces problèmes étaient déjà au coeur de la révolution de janvier 2011.

L'immolation par le feu d'un jeune vendeur à la sauvette à Tunis, décédé mercredi, rappelle la mort dans les mêmes conditions de Mohamed Bouazizi, marchand ambulant, qui avait déclenché le premier soulèvement du printemps arabe.

Ali Larayedh a promis de résoudre d'ici la fin de l'année la crise institutionnelle en faisant adopter la Constitution et en organisant des élections et de créer les conditions de la reprise économique.

alf/sw

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