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14/03/2013 09:00 EDT | Actualisé 14/05/2013 05:12 EDT

Iran: des responsables des médias dénoncent les sanctions de l'UE

Deux responsables de la chaîne anglophone de la télévision iranienne Press TV ont dénoncé jeudi leur placement sur la liste européenne de personnalités sanctionnées pour des violations aux droits de l'Homme, une décision "irrationnelle" et "sans base légale" selon eux.

Les directeurs général et de l'Information de Press TV, Mohammad Sarafraz et Hamid Reza Emadi, font l'objet depuis mardi d'une interdiction de pénétrer sur le territoire de l'Union européenne et d'un gel des avoirs.

Selon l'UE, la chaîne d'informations en continu de la radio-télévision officielle Irib "a coopéré avec les services de sécurité et les procureurs en vue de diffuser les aveux forcés de détenus, y compris ceux du journaliste irano-canadien Maziar Bahari".

Cette décision est "irrationnelle", a réagi sur le site internet de Press TV M. Sarafraz, également vice-président de l'Irib chargé du service international. "Ils croient que nous, les Iraniens, ne pensons qu'à voyager en Europe pour y ouvrir des comptes en banque", a-t-il ironisé.

Hamid Reza Emadi a pour sa part dénoncé des accusations européennes "sans base légale" et une décision "prise de manière unilatérale sans fournir de preuve". M. Emadi avait filmé et diffusé sur Press TV les aveux de Maziar Bahari, arrêté en 2009 après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad.

Outre les deux dirigeants de Press TV, l'UE a notamment sanctionné le chef d'une commission "chargée de la censure en ligne", trois juges, deux procureurs et le directeur de prison d'Evine, dans le nord de Téhéran.

Les Européens dénoncent fréquemment le non-respect des droits de l'Homme et des libertés individuelles en Iran, déplorant notamment le recours à la torture et à la peine de mort.

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